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2018-09-19 21:43:25 +02:00

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Rencontrée au Pavillon le 3 octobre à 17h30 Cest Manon Dumond qui ma transmis son contact.

Pour commencer, est-ce que tu peux me parler de ton lien avec Saint-denis, si tu y habites, y travailles.. ?

Jhabite à Saint-Denis depuis 4 ans, jhabite juste à côté de là où on se trouve, je suis arrivée en Juillet 2013 après un master durbanisme à Lyon. Jai trouvé du travail dans le Val dOise et Saint-Denis sest avéré être un bon compromis géographique entre le Val dOise et Paris, et financièrement aussi. Javais une amie qui venait de trouver du boulot dans le nord de Paris donc on a cherché à faire une collocation ici. Quand je suis venue visiter lappartement jai été agréablement surprise de Saint-Denis, jen avais une mauvaise image. Avec ma deuxième colloc, on sest inscrites à lAMAP, et ça ma ouvert sur un réseau Dyonsien que je navais pas du tout. Ca fonctionne beaucoup par mails et beaucoup de gens se font passer des annonces en tous genre. Cest comme ça que jai vu une annonce pour des cours de chants qui savéraient être à deux pas de chez moi, donc je suis allée voir. Et via ce cours jai commencé à rencontrer dautres personnes sur Saint-Denis, à sortir plus. Jai eu une période de chômage aussi qui ma permis de minvestir dans des assos, dans la coopérative de la Ferme et aux permanences de lAMAP. Ca ma permis de rencontrer une femme qui était en formation de coaching et je lui ai confié mes questionnements sur ma vie professionnel donc je suis devenu un peu son cobaye de coaching. Dans ce questionnement de reconversion professionnel jai beaucoup réfléchi à un projet douverture de café culturel dans Saint-Denis. Jai commencé à en parler autour de moi, notamment à une personne de lAMAP qui sappelle Oliver.

Olivier ? Ah ben tiens, justement, je le rencontre Jeudi ..

Ah bon ? Cest drôle, cest vers lui que je taurais envoyé.

Ben du coup il pourra ten parler aussi. On en a beaucoup discuté ensemble car cest une envie quil avait aussi depuis son arrivée à Saint-Denis. Ici à part le Pavillon il ny a pas vraiment « dambiance café ». Il y a Point Carré maintenant mais cest pas un « grand » café. A lyon javais plus ça, des café ou tu peux te poser en journée, un peu ambiance canapé où tu te vois bien même aller travailler, et je retrouve pas trop ça à Saint-Denis. Et comme Olivier connais beaucoup de monde à Saint-Denis, via lAMAP aussi, il a proposé quon se retrouve à 4/5personnes pour discuter de cette envie. Il y avait un peu deux idées, certains partisans dun café mobile et dautres plutot un espace permanent, on sest dit que lun nempêche pas lautre.. on sest réunis comme ça assez régulièrement pour définir ce quon voulait mettre dans ce projet. On a rencontré une personne de la ville de Saint-Denis qui nous a parlé des initiatives qui existent déjà à Saint-Denis, notamment, le projet de centre social coopératif, Coopérence. On a été à une de leur réunion suite à ça, on a rencontré Nadia et dans leur projet ils envisageaient une partie café donc ils étaient assez enthousiastes que des gens puissent avoir envie de sen occuper. Suite à ça on a été mis en contact avec une prof darchi qui a chapeauté lexposition dun concours sur le thème de « ma cantine en ville ». Des étudiants avaient imaginés des cantines mobiles et après lexposition des structures elles étaient démontées et stockées à Nantes. Donc on a pris contact avec les étudiants et certains, des Dyonisens dailleurs, ont acceptés de nous donner leur structure. Lidée avec ces structures cest de pouvoir imaginer un projet nomade dans différents quartiers. Je nen sais pas beaucoup plus en ce moment car avec la reprise du travail jai du mal à être présente dans le projet.. Mais en tous cas il y a vraiment quelque chose de stimulant à Saint-Denis, pas forcément visible de lextérieur mais quand tu commence un peu à rentrer dans certaines choses, à rencontrer des gens, tu te rends compte que ça fourmille. Cest une échelle particulière, cest pas comme à Paris. On peut encore se rencontrer « par hasard », comme ici au Pavillon. Cest là que jai rencontré Manon dailleurs car je connaissais lamie avec qui elle était et on a discuté comme ça.

Quelles activités tu pratiques dans St-Denis, tu me parlais du Chant tout à lheure ? Là je viens darrêter le chant car notre prof est partie dans le sud. Je vais de temps en temps à Rajganawak voir des spectacles. Je trouve quil manque des choses pour la vie nocturne à Saint-Denis, Rajganawak participe à changer ça. Ici, au Pavillon, il y a bien des événements mais cest plus informel. Tu peux facilement y improviser un petit concert, une performance artistique.. mais ce nest pas communiqué. On vient surtout pour y boire des verres. Andromède, une fille qui faisait du chant avec moi, est très investie dans la vie associative. Elle est sur un projet qui sappelle le jardin des chaumettes.

Quel usage des outils numériques tu as, pour communiquer, te tenir au courant ?

Les événements de Rajganawak cest essentiellement via Facebook que je suis au courant. Après jutilise beaucoup les mails notamment concernant lAMAP, cest très central. Personnellement je mappuie beaucoup sur FB pour tout ce qui est évenementiel. Pour communiquer avec mes amis jutilise beaucoup messenger et whats app. Cest surtout des groupes. Pour la vie Dyonisienne cest beaucoup de bouche à oreille, je sais beaucoup de choses par Olivier parce que lui il parle a tout le monde alors il est toujours au courant. La communication est pas forcément excellente par la communication classique, mais cest aussi quil ny a pas vraiment de grosses institutions en dehors du Théâtre Gérad Phillipe.

Comment est-ce que tu perçoit le réseau qui tentoure, est-ce que tu as le sentiments que beaucoup de réseaux fusionnent ou quils ne font que se croiser ? Je crois que partout, dans les réseaux de personnes, on peut vite avoir limpression dun réseau fermé sur lui-même . Cest sûr quau sein de lAMAP par exemple, ou des gens que je fréquente on retombe sur des profils assez similaires, socialement, culturellement.. quil y a plein dendroits qui ont beau être proches de chez moi , je ne les fréquente pas, parce que naturellement, on va toujours vers ce quon connaît je pense, les lieux qui nous sont familiers. Pour autant, entre chacun de ces réseaux, il y a des ponts qui se créent.