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2018-10-02 00:00:12 +02:00

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Manon left int_manon

_Rencontrée le _12 septembre 2017 à La Défense. _Cest _Wiebke _qui ma évoqué le travail de Manon lors de mon passage à Point Carré le _12 Juillet.

Wiebke ma parlé de toi en évoquant un travail de cartographie que tu avais mené sur les reseaux dartistes de Saint Denis, est-ce que tu pourrais m'en dire un peu plus ?

Je vais texpliquer un peu mon parcours : jai fait mon mémoire sur la place des collectifs dans la production urbaine et pour ça jai étudié deux collectifs dans Paris. A loccasion dun projet qui croisait mon sujet de mémoire jai travaillé avec Grand Paris aménagement où jai fini par entrer en stage. A loccasion de ce stage jai rencontré pas mal de monde à Aubervilliers dont les Frères poussières, la Villa Mais d'ici..et pleins dautres. La villa Mais D'ici cest un lieu de résidence où tu peux rencontrer pleins dartistes, pleins de compagnies.. là bas jy ai rencontré iIris, ladministratrice, et Garance, qui était en alternance .. bref jai rencontré des gens qui sont devenus des amis et jai adoré travailler là bas. Après ce mémoire et après ce stage, où javais donc travaillé avec Elsa vivant, elle ma proposé de laccompagner dans le labo de recherches en sciences sociales ou elle travaille, pour étudier les réseaux artistiques en Seine Saint-Denis, parce que jy avais déjà beaucoup dentrées dues à mon précédent travail sur Aubervilliers. Javais aussi déjà rencontré pas mal dacteurs du coin par le biais de Grand Paris aménagement. On avait rencontré déjà des gens de la Briche, de Synesthésie, du 6B... Lidée c’était de comprendre les liens entre les lieux plutôt institutionnels et les lieux plutôt alternatifs. Jallais donc voir soit des lieux, soit des artistes, pour quils me parlent de leur parcours, de leurs réseaux etc.. et c’était génial parce que je rencontrais de personnes en personnes. C'est notamment dans ce cadre là que jai rencontré Wiebke.

Comment prenais-tu connaissance de ces lieux ou ces artistes ? Et comment entrais-tu en contact avec eux ?

Mon entrée principale était vraiment les lieux. Par exemple, pour la Villa Mais d'Ici jai rencontré ladministratrice qui ma dit « tiens, va voir machin », à chaque fois que je rencontrais quelquun, il me disait « ah mais tu a déjà été voir machin ?» qui était aussi dans la ville, mais c’était dans un lieu bien défini. Le 6B cest pareil, je me suis rendu sur le lieux et jai pris les contacts quil y avait au rez-de-chaussé, directement sur place. Après dans le 6B c’était du bouche à oreille. Pour Wiebke par exemple, j’étais passée par une personne de la Villa Mais D'ici, qui mavait transmis les coordonnée dOriane qui était venue à un moment à la Villa Mais d'Ici pour des automates et qui à coté de ça travaille en tant quartisan dans un atelier de la Briche et que j'ai donc que rencontré. Elle ma fait rencontrer des gens de la Briche et ma parlé du travail de Wiebke en me disant :«Elle a un super projet sur la toison dyonisienne, la laine etc».

Quels moyens utilisais-tu pour entrer en contact avec les personnes vers qui on t'envoyait ?

Enfait je ne passais pas tellement par les réseaux sociaux et tout ça, on me donnait généralement un contact plus ou moins direct: une adresse mail ou un numero de téléphone. Par contre, je me suis pas mal servi de Facebook pour repérer les lieux. Par exemple javais cartographié à partir de Facebook ces lieux et leurs liens entre eux. Ca ma fait apparaître de nouveaux lieux que je ne connaissais pas. Après jy allais surtout au culot en entrant directement dans un lieu, en discutant, en demandant «_ Tu ne connaîtrais pas une personne dans tel asso ? »_ Et sinon jai envoyé énormément de mails. Ca permet de préparer les rencontres en amont mais au fur et à mesure ça sest fait de plus en plus par bouche à oreille. Il y a aussi des gens que jai rencontré par mon propre réseaux damis ou de connaissances. Par exemple, je participe à des ateliers de clown le soir et dans le groupe il y avais Caro qui mavait dit quelle travaillait à Saint Denis donc jai fait un entretien avec elle et elle ma parlé de gens de la Briche et elle ma fait rencontré Solene, qui est graphiste, là bas etc..

Habites-tu toi-même à Saint-Denis ?

Oui, enfait à ce moment là jhabitais dans le 11e à Paris et je nen pouvais plus de mon petit appartement. En plus je commençais à connaître de plus en plus de monde à Saint Denis. Il y avait pleins de structures ou dinitiatives qui mintéressaient là bas. Ce qui me plait aussi là bas cest que par exemple si je vais au Pavillon je sais que je vais croiser des gens que je connais. Jy rejoins une amie, on est deux, on finit la soirée on est 10 à tables parce que les gens viennent discuter. On sest croisé une fois ou deux dans un projet du coin et on fini par boire des coups ensemble. Donc jai passé le pas de minstaller là bas, jai trouvé une colloque dans une petite maison et en lespace de 8 mois j’étais déjà familiarisée avec le quartier. En mimpliquant aussi, par exemple en filant des coups de mains au chapiteau Rajganawak, à la coopérative Point Carré aussi, et puis au Pavillon vraiment cest un endroit où jai rencontré plein de monde. Ca marrive souvent dy aller juste avec une amie et finalement on y retrouve des gens quon connaît plus ou moins et on fini en grandes tablée.

Ce qui est frappant à Saint Denis cest quil y a un réseau déjà existant et très dense, mais il nest pas fermé. Par exemple à la Briche cest assez impressionnant parce quils sont quand même beaucoup et tout le monde se connaît mais ça reste très accessible dy rencontrer des gens. Après il y a aussi les gens de lAcadémie Fratellini qui connaissent pas mal ceux de la Briche. Cest l’école de cirque de Saint Denis. Pour beaucoup de gens que je rencontre, il y a toujours cette envie de découvrir dautres choses, d'autres personnes : cest cette ouverture aussi qui ma plu ici.

Comment as-tu connu les lieux que tu fréquentes à Saint-Denis ?

Avant, quand je bossais sur le réseau artistique je «cherchais» beaucoup, ça ma donné une vision globale du territoire. Donc quand je suis arrivée je connaissais plus de choses que mes colloques, je connaissais déjà pas mal de monde. Maintenant, depuis que je suis arrivée à Saint Denis je me laisse beaucoup plus porter, par les rencontres, les hasards, les endrois devant lesquels je passe.. Rajganawak par exemple, cest en discutant avec Wiebke. Au détour dune conversation, elle m'a parlé dun chapiteau qui allait se monter ici alors moi tu imagines...un chapiteau ! Génial ! Donc Wiebke, qui avait fait le bal des bergère là bas ma fait rencontré Taîs, ladministratrice, qui ma fait rencontré Camo et maintenant quand je peux je vais filer un coup de main, je suis sur la mailing liste.

Justement, comment est-ce que communiquent les structures que tu fréquentes ?

Facebook, cest un peu un outil imparable pour les évenements mais cest vrai que sur Saint Denis, ça marche pas mal par bouche à oreille. Par exemple, la Briche, ils font souvent des soirées et ils invitent pas mal de monde. Tu n'es pas forcément au courant directement, mais « ça se sait » quil y a une fête. La Briche fonctionne avec un google groupe parcquils sont 70 dedans, il y a meme des annonces dappart qui tournent. Par exemple, Pierre-maël cest comme ça quil a eu vent de mon annonce dappart, parcque Wiebke a relayé dans ce réseau qui a fait passé à lAcadémie Fratellini.. etc. Le chapiteau, lui, fonctionne plus avec une liste de mail pour l'organisation, et aussi beaucoup par Facebook.

Et toi, quelle utilisation as-tu de ces outils ?

Jai un rapport un peu paradoxal avec ça, je passe tellement de temps dessus au boulot que jai de plus en plus de mal dans ma vie plus perso à répondre à mes mails, à suivre les événements Facebook et tout ça. Même si je les utilise bien sûr. Au boulot je suis déjà toute la journée sur lordinateur, sur mes mails, pas mal sur Slack aussi. Du coup jessaye de retrouver une autre temporalité le soir, ralentir le rythme. Parce quavec internet cest un peu « tout tout de suite», et ca va vite ! Jaime bien aussi retrouver des choses qui sont plus de lordre de limprévu et de la spontanéïté. Après, je fais aussi partie dun collectif ,DensCité ,et là on utilise surtout Facebook en groupe privé et Messenger pas mal, on sest mis sur Slack récemment aussi et puis on a tout sur Google drive. Mais cest vrai quau final je me trouvais un peu trop absorbée par les outils numériques et que ça pouvait avoir tendance à créer des circuits fermés. Le Pavillon et Le Chapiteau ont été des vrais vecteurs de rencontre pour moi. Les outils numériques je les vois plus comme des facilitateur, des passerelles, mais ça nest quand même pas le même type d’échange.

Pourrais-tu menvoyer vers un de tes contacts Dyonisien ?

Je peux tenvoyer vers Solen: je lai rencontré justement au Pavillon, elle connaissait mon amie Justine avec qui j’étais, quelle avait rencontré par sa colloque. On leur a proposé de sasseoir avec nous et on est devenues amies comme ça...