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2018-09-19 21:43:25 +02:00

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Océane et Laurent left int_ocelau

Sur la place du 8 mai 1945 à Saint-Denis, pendant un chantier pour le collectif Mund Gawi. Le 26 Juillet 2017. Jai rencontré Océane quelques semaine plus tôt lors dune intervention des Street Mamies devant la maison des Séniors. Je la retrouve aujourdhui place du 8 mai 1945, lorsque jarrive elle est partie chercher à manger et je rencontre Laurent..

Explication du projet.. ...Océane je tai donc rencontré il y a quelques semaines en face de la Maison des Seniors lors dune intervention tricot. Aujourdhui tu es avec Laurent place du 8 mai 1945 .

Peux-tu déjà me parler de ta structure Dechets darts ? Alors Dechets darts cest dabord la rencontre de deux amies, Nicole qui travaillait surtout sur la prévention autour des dechets et de l’écologie et dAnne dominique qui elle est plasticienne et qui a toujours travaillé a partir de ce quelle trouvait et qui voit le dechet comme unr ressource. Cest donc le mélange de leur deux approche qui a crée dechets dart dont le concept est de sensibiliser à des comportements plus eco citoyens autour de dechet et au travers de la création artistique. Comment faire du dechet une resssource avec une approche poétique. On apporte cette sensibilité par le faire et sans panneau de sensibilisation avec du chiffre etc. On met en place pas mal dateliers pour apprendre des techniques, des outils etc .. Voilà pour lasso. On fonctionne en réseau professionnel depuis le début. Ya un noyau dur qui change au fil des années et le reste cest des artistes indépendant avec qui on travail régulièrement ou non. Ca se fait sous forme dateliers ou dinterventions ponctuelles. On a deux modes dinterventions. Dun coté on vend de la prestation et dun autre on développe nous meme des projets pour lesquels ont va chercher des subventions. Le projet des streeet mamies durant lequel tu mas croisé en fait partie. On part de la technique du crochet adapté à des materiaux de récup et on invite des séniors femmes pour aussi réaffirmer la place et des séniors et de la femme dans lespace public. Cest aussi un vecteur de rencontre.

Vous parlez de rencontre, justement comment vous faites se rencontrer tout ça, comment vous communiquez ? Pendant un temps on a eu une newsletter et desormais on alimente surtout une ou des pages facebook, en fonction des projets. Je suis présente sur dautres réseaux mais finalement cest surtout ça quon alimente plus facilement et plus spontannément. On a un site internet également qui est aussi vieux qui lasso et quon actualise pas tellement mais qui nous sert de vitrine.

Pour un projet comme celui des street mamies je peux cependant deviner que la pateforme facebook nest peut être pas la plus adaptée pour le public quil touche, comment vous procedez dans ce cas ? Effectivement là on va plus utiliser le téléphone. On a quelques personnes qui suivent leurs mails et donc on utilise beaucoup les listing et puis sinon cest le téléphone. Pour des projets plus récents jai commencé à utiliser les google groupes après une tentative de groupe Facebook mais tout le monde n’était pas inscrit sur Facebook.

A un niveau « informationel » quest-ce que tu utilise comme outils ou plateforme ? Donc comme on disais jutilise pas mal Facebook et pour certains projets on est pas mal sur Whats app.

Es-ce que tu y communique avec des personnes que tu avais déjà rencontré ou tu en a rencontré certaines via ces échanges numériques ? Alors pour beaucoup on se connaissait déjà mais cest vrai que pour certains on a dabord discuté que ce soit sur des commentaires Facebook ou sur lapplication whats app. Je me suis notamment rapproché dune structure de maison de quartier coopérative là qui est en train de se monter pas loin et cest vrai queux cest leur principal moyen de communiquer donc pour beaucoup jai fait leur connaissance sur whats app et je les rencontre au fur et à mesure.

J’évoque le fait qu’à la Maison Jaune ils lutilisent aussi beaucoup et Laurent me demande de qui je parle, il na jamais été voir encore la maison jaune et est curieux de découvrir.

Laurent, quelle pratique du numérique tu peux avoir dans ton métier ? Alors jutilise surtout des logiciels de plans pour mon travail, quelques outils administratifs à la limite pour constituer mes dossiers mais sinon je suis plus une personne de terrain, avec mes chantiers.

Et dans ta vie personnelle ? Oui pour communiquer avec mes proches jutilise forcément les nouvelles technologies mais je crois que je fais partie des nostalgiques de « lavant  ça ». Je regrette quon ai tant de mal à sen défaire. Jutilise aussi comme océane l’évoquait, Messenger, whats app, facebook mais aussi pour un côté plus « pratique » jutilise les réseaux Air Bnb, vélib..même Tinder ..!

Et lun comme lautre, vous avez des contacts avec qui vous échangez quasiment que via le web ? Océane : oui moi par rapport à l’éloignement jai mes deux sœurs et dune très bonne amie qui sont en guadeloupe donc on échange essentiellement par messenger, facetime.. Laurent : Moi Skype et tout ça jaime pas du tout, j’évite dutiliser ça. Mais la plupart de mes amis, je peux ne pas les voir pendant des mois et quand on se voit on reprend comme la fois davant mais on échange pour ainsi dire pas entre deux, je naime pas devoir prévoir un créneau, sans se voir.

Quelle pratique de Saint Denis vous avez ? Océane toi tu es habitante de St Denis ? Océane : Oui alors moi jhabite ici, pas loin du théâtre, mes filles vont a l’école ici. L’école rue du corbillon on lautre au college jds place de la résistance, le petit café au pavillon éventuellement en laccompagnant le matin. Un petit tour au point carré de temps en temps, parce que je suis reliée au projet aussi. Le théâtre, pas de manière assidue mais régulièrement. LAdada, lartefact 93 , le parc de la légion dhonneur avec mes filles ou simplement la place de la basilique pour faire du roller. Le 6B également, parce que jai mon bureau là bas et pour participer à des événement. Le 6B cest là où on sest rencontrés avec Laurent. Le chapiteau Rajganawak aussi, qui a ouvert récemment. Ya un cabaret, des événements, des cours de yoga.. Au niveau des petits commerces après cest plus les petits commerces de proximité autour de chez moi. Laurent : Moi cest vrai que je connais pas beaucoup les alentours, jhabite paris et pour le moment, comme jhabite loin, je viens essentiellement pour mon espace de travail au 6B. Je connais pas du tout Saint-Denis. Cest pas pareil quand tu met une heure pour venir.

Océane remarque sur mon carnet que jai rencontré Wiebke de Point Carré, elle me signale donc : Wiebke est aussi très en lien avec Rajganawak, parcquelle fait partie de la Briche et ils font beaucoup de choses en collaboration. Dailleurs elle est aussi liée aux clinamen, les bergers urbains qui font partis du collectif Mund Gawi. 

Oui dailleurs aujourdhui vous travaillez ensemble pour le collectif MundGawi, est-ce que vous pouvez men dire plus ? Océane : Donc cest un collectif qui sest monté au moment de la COP 21, il y avait à lorigine beaucoup de structures, dans lidée de faire un alternatiba Saint denis mais avec lidée de trouver un espace où expérimenter pérènne plutot quun village de 2/3 jours. Donc au départ beaucoup de structures étaient interessées et finalement dans le temps on est 5 structures à constituer et porter le collectif. Il y a donc : Rien ne se perd, Shakti 21 ( outils de cuisson écologique ), clinamen berger urbains, landykadi ( jardins potager, amélioration de vie de quartier, événements culturels autour de lafrique) , Dechet dart, et une strcuture daubervillers qui du coup suit dun peu plus loin du fait de sa non appartenance au territoire. Jai vu aussi tout à lheure que tu avais repéré Bonjour Voisins CopBillon, moi je suis pas mal en lien du fait que ma fille soit à l’école là-bas, mais les street mamies aussi on fait des interventions dans cette rue.