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5 septembre 2017 left rct_050917

Il est 14H lorsque je pars à la rencontre de Martine, dont j'ai eu le contact par Victoria. Nous avons rendez-vous au café le Basilic, sur la place de la Basilique à Saint-Denis. Nous y commandons deux cafés. Lentretien avec Martine est dense: Sociologue et habitante de Saint-Denis depuis 1986, elle porte un regard riche et critique sur sa ville. Malgrès tout, elle confesse : «  Moi jhabite ici depuis 86 et finalement, je connais un peu le centre ville car jy habite, je connais la fac parce que jy ai été amené à y bosser, mais il y a des quartiers, ou je n ai jamais mis les pieds.  En centre ville, on a tendance à dire qu’« on » est Saint Denis. Mais en réalité lorsque lon parle de Saint Denis, on parle ou dune grande entité abstraite ou dun petit bout de quartier quon connaît. » Sur ce constat, j’évoque la raison de ma venue et la notion de réseau qui se dégage du projet. Martine souligne : « Lidée de réseau, cest compliqué car cest une notion abstraite. Il y a une époque ou jentendais beaucoup « Saint Denis est un village ». Saint-Denis est un village, cest vrai, mais dun petit noyau de gens. Par rapport à la Grande ville cest pas vraiment un village, peut etre DES villages.. » Cette remarque minvite à préciser lobjectif de cette expérience: La réalité est que je viens à la rencontre dun réseau de Saint-Denis, parmis tant dautres. Ce sont mes premières rencontres qui on axé un cheminement vers dautres personnes et le réseau quelles constituent. Lexpérience que je mène ici ne pourra donc jamais prétendre à avoir rencontré «les habitants de Saint-Denis » mais bien « des »habitant de , voire dun, Saint-Denis.