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3 octobre 2017 left rct_03102017

Retour au Pavillon, cette fois accompagnée. Jy rejoint Solen, que je rencontre sur les recommendations de Manon. Nous navons pas choisi ce point de rencontre au hasard : Solen habite juste à côté et habituée des lieux, cest justement ici quelle avait rencontré Manon, par le biais dune amie. Solen est arrivée à Saint Denis il y a quelques années pour se rapprocher de son lieu de travail, plus au Nord. En cherchant un logement, elle a été agréablement surprise par la ville dont elle s’était forgée une image négative. Ny connaissant personne au départ, cest principalement à travers le réseau de lAMAP quelle sest ouverte à de nouvelles activités et rencontres sur Saint-Denis. Plus tard, une période de chômage la encouragée à sinvestir davantage dans la vie associative du territoire et elle a notamment pu réfléchir à un projet de café culturel, toujours en cours avec dautres habitants, dont Olivier, que javais déjà prévu de rencontrer le lendemain. Lorsque je fais la remarque, Solen me confie que cest justement la personne vers qui elle maurait invité à aller. Cette coïncidence me fait souligner que durant ces semaines passées ici je suis souvent retombé sur les même personnes et quainsi je perçois bien que je chemine dans un réseau sans tellement en croiser dautres. Solen réagit : « Je crois que partout, dans les réseaux de personnes, on peut vite avoir limpression dun réseau fermé sur lui-même . Cest sûr quau sein de lAMAP par exemple, ou des gens que je fréquente on retombe sur des profils assez similaires, socialement, culturellement.. quil y a plein dendroits qui ont beau être proches de chez moi , je ne les fréquente pas, parce que naturellement, on va toujours vers ce quon connaît je pense, les lieux qui nous sont familiers. Pour autant, entre chacun de ces réseaux, il y a des ponts qui se créent.  »