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12 juillet 2017 left rct_120717

Je suis de retour rue de la Boulangerie, à Franciade, la petite boutique dans laquelle je m'étais rendue lors de ma toute première visite à Saint-Denis. Le sac "La vie dyonisienne" m'accompagne toujours. Andreea, avec qui j'avais brièvement échangé lors de cette première visite, est présente dans la boutique et je profite de l'absence de clients pour lui proposer un petit entretien. Elle me raconte alors l'histoire de Franciade , autour de laquelle l'entretien tournera beaucoup. On sent toute l'importance et la place que prend cette association dans sa vie. Je comprends que lassociation Franciade a 13 ans et la boutique dans laquelle nous nous trouvons existe depuis 7 ans. Son but est de valoriser le patrimoine de la ville de Saint-Denis et le savoir faire des artisans. Si à lorigine il sagissait surtout de vendre des céramiques, répliques des objets trouvés dans les fouilles du site archéologique , il y a aujourdhui beaucoup de savoir-faire différents représentés à travers la boutique. Les projets de lassociation sont multiples: édition, photographie, écriture collective, chantiers et création diverses.. touchant un panel dacteurs encore une fois très variés. Pour Andréea, ce sont les années de travail de la directrice qui font quelle a aujourdhui un grand réseau de contact et que l’équipe arrive à impliquer autant de gens. Alors, lorsque je demande si Franciade entretien des liens avec dautres associations du coin, la réponse est évidente :« Oui, bien sûr, on a notre petit réseau comme Artefact 93 , la coopérative_ Pointcarré, la galerie 60 Adada.. il y a énormément dartistes et dinitiatives ici. Tout le monde connaît quelquun qui connaît quelquun… et les projets foisonnent ! »

Franciade diffuse par flyers et par Facebook . Placés dans une rue qui na pas beaucoup de passage, l’équipe a besoin de ramener des gens de lextérieur qui ne passeraient pas autrement ici. Cest pourquoi ils utilisent beaucoup les réseaux sociaux, qui leur permettent de rappeler aux gens quils sont présents. Leur site internet quant à lui, existe surtout comme vitrine et pour archiver les 13 années dactivités. _« Avec tous les artistes qui passent, cest bien davoir un endroit ou lon peut retrouver la trace de tout ça. » _ Pour Andréea, loutil numérique a une importance toute singulière. En effet, celle-ci vit loin de sa famille et ne pourrait imaginer son quotidien sans Skype et la possibilité de « se voir » que le logiciel lui offre. Ses systèmes de communications se mélangent et se croisent au fil de ses besoins. En terme de contact local pour mon expérience, et en conclusion de cet entretien, Andréae minvite à aller à la rencontre des membres de Point Carré.

Je my rend directement à la suite de cet échange: cest juste à côté, rue Gabriel Péri. Point Carré est une coopérative dartisans locaux, avec un espace de vente, de café et un espace de co-working. Jy rencontre Wiebke. Nous échangeons brievement sur le projet mais, trop occupée dans les temps à venir pour envisager un entretien, Wiebke préfére m'envoyer directement vers l'une de ses amies dont un projet récent fait écho au mien. Elle s'appelle Manon, je note ses coordonnées pour plus tard. Wiebke travaille à la Coopérative mais est aussi artiste plasticienne, installée à La Briche, un lieu qui accueille des ateliers dartiste dans le nord de Saint Denis. Son activité porte notamment sur le travaille de la laine, en lien avec l'association Clinamen , des bergers de Saint Denis.. Pendant notre échange dans le café, un groupe de personnes discute de Royal Deluxe, une troupe de personnages géants articulés, passés au Havre, ou je réside, le week-end précédent. Une jeune femme minterpelle en plaisantant et m'informe qu'elle est à l'origine des dessins sérigraphiées sur le sac "La vie Dyonisienne" que je porte et quelle portait elle aussi lors de sa visite au Havre pour Royal deluxe. Nous sourions à lidée que nous étions au moins deux au Havre ce week-end là à arborer les couleurs dyonisiennes.