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Bachir Soussi Chiadmi
2017-12-21 18:12:40 +01:00
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@@ -0,0 +1,67 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
import random
def main():
# on va creer une list d'objet Nom
mots = []
with open("Lexique382.txt") as lexique:
# on lit dans un "tab separated values"
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
# on y cherche les noms
if raw[3] == "NOM":
# et on les range dans mots
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
# on imprime la phrase
print("%s %s ce que %s %s" % \
(random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot(), \
random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot()))
class Nom():
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def det(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y','h']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else:
return "le "
def pre(self):
if self.det() == "les ":
return "aux "
if self.det() == "le ":
return "au "
if self.det() == "la ":
return "à la "
if self.det() == "l'":
return "à l'"
def vrb(self):
if self.nombre == "p":
return "sont"
else:
return "est"
def det_mot_vrb(self):
return self.det() + self.mot + " " + self.vrb()
def pre_mot(self):
return self.pre() + self.mot
main()
@@ -0,0 +1,68 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
import random
def main():
# on va creer une list d'objet Nom
mots = []
with open("Lexique382.txt") as lexique:
# on lit dans un "tab separated values"
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
# on y cherche les noms
if raw[3] == "NOM":
# et on les range dans mots
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
# on imprime la phrase
output = "%s %s ce que %s %s." % \
(random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot(), \
random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot())
output = output.capitalize()
print(output)
class Nom():
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def det(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y','h']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else:
return "le "
def pre(self):
if self.det() == "les ":
return "aux "
if self.det() == "le ":
return "au "
if self.det() == "la ":
return "à la "
if self.det() == "l'":
return "à l'"
def vrb(self):
if self.nombre == "p":
return "sont"
else:
return "est"
def det_mot_vrb(self):
return self.det() + self.mot + " " + self.vrb()
def pre_mot(self):
return self.pre() + self.mot
main()
@@ -0,0 +1,22 @@
from random import choice
from nltk.tokenize import sent_tokenize, word_tokenize
with open("dixit.txt") as article:
quotes = sent_tokenize(article.read())
text_in = ""
while text_in != "stop":
text_in = input("> ")
text_out = "> "
words_in = word_tokenize(text_in)
words_in.sort(key = lambda s: len(s)).reverse()
quote_found = False
for word in words_in:
for quote in quotes:
if word in quote:
text_out += "À propos de %s, Einstein a dit un jour : \"%s\"." % (word, quote)
quote_found = True
break
if quote_found:
break
print(choice(quotes));
@@ -0,0 +1,24 @@
from random import choice
from nltk.tokenize import sent_tokenize, word_tokenize
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if word in quote:
text_out += "À propos de %s, Einstein a dit un jour : \"%s\"." % (word, quote)
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break
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from random import choice
from nltk.tokenize import sent_tokenize, word_tokenize
with open("dixit.txt") as article:
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if word in quote:
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break
print(text_out);
@@ -0,0 +1,26 @@
from random import choice
from nltk.tokenize import sent_tokenize, word_tokenize
with open("dixit.txt") as article:
quotes = sent_tokenize(article.read())
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while text_in != "stop":
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break
if not quote_found:
text_out += "RIEN TROUVÉ"
print(text_out);
@@ -0,0 +1,28 @@
from random import choice
from nltk.tokenize import sent_tokenize, word_tokenize
with open("dixit.txt") as article:
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text_in = ""
while text_in != "stop":
text_in = input("> ")
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if word in quote:
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break
if not quote_found:
text_out += "RIEN TROUVÉ"
print(text_out);
@@ -0,0 +1,713 @@
Encore dans le XVIIe siècle, les savants et les artistes
de toute l'Europe avaient été si étroitement unis par un
lien idéal commun, que leur coopération était à peine
influencée par les événements politiques. L'usage
général de la langue latine fortifiait encore cette
communauté.
Aujourd'hui nous regardons vers cette situation
comme vers un paradis perdu. Les passions nationaliste
sont détruit la communauté des esprits et la langue latine
qui jadis unissait tous est morte. Les savants étant
devenus les représentants les plus forts des traditions
nationales ont perdu leur communauté.
Nous observons de nos jours ce fait frappant, que les
hommes politiques, les hommes de la vie pratique sont
devenus les représentants de la pensée internationale. Ce
sont eux qui ont créé la Société des Nations.
MES PREMIÈRES IMPRESSIONS DES U. S. A.
Une interview pour le Nieuwe Rotterdamsche Courant
Parue le 7 juillet 1921 dans le Berliner Tageblatt.
Je dois tenir ma promesse de dire quelques mots sur
mes impressions de ce pays. Ce n'est pas pour moi chose
aisée. Car il n'est pas facile de jouer le rôle d'un
observateur objectif, quand on a été accueilli comme je
l'ai été en Amérique avec tant d'affection et d'honneurs
exorbitants. D'abord quelques mots sur ce point
particulier.
Le culte personnel est toujours à mes yeux quelque
peu injustifié. Sans doute la nature répartit ses dons
d'une manière fort différente entre ses enfants. Dieu
merci, il y en a aussi beaucoup de bien doués et je suis
fermement convaincu que la plupart d'entre eux mènent
une existence paisible et inaperçue. Il ne me paraît pas
juste, et même pas de bon goût qu'un petit nombre de
ceux-ci soient admirés sans mesure, en leur imputant des
forces surhumaines d'esprit et de caractère. C'est
précisément mon cas et il y a un contraste grotesque
entre les capacités et les pouvoirs que les hommes
m'attribuent et ce que je suis et ce que je puis en réalité.
La conscience de ce fait étrange serait insupportable,
si elle ne comportait pas une seule belle consolation :
c'est un indice réjouissant pour notre époque, qui passe
pour matérialiste, qu'elle fasse des héros de simples
mortels, dont les objectifs appartiennent exclusivement
au domaine intellectuel et moral. Ceci prouve que la
science et la justice passent, pour une grande partie de
l'humanité, au-dessus de la fortune et de la puissance.
D'après ce que j'ai vu, cette manière de voir idéaliste
paraît régner dans une proportion particulièrement
forte dans ce pays d'Amérique que l'on accuse
spécialement d'être imbu de matérialisme. Après cette
digression, j'arrive à mon sujet, en espérant qu'on
n'accordera pas à mes modestes observations plus de
poids qu'elles ne méritent.
Ce qui frappe tout d'abord d'étonnement le visiteur,
c'est la supériorité de ce pays au point de vue de la
technique et de l'organisation. Les objets d'usage
journalier sont plus solides qu'en Europe ; les maisons
sont organisées d'une manière incomparablement plus
pratique : tout est disposé de manière à épargner l'effort
humain. La main-d'oeuvre est chère, parce que le pays
est peu peuplé, eu égard à ses ressources naturelles.
C'est ce prix élevé de la main-d'oeuvre qui a poussé au
développement prodigieux des moyens et des méthodes
de travail techniques. Que l'on réfléchisse, par contraste,
à la Chine ou à l'Inde surpeuplées, où le bon marché de
la main-d'oeuvre a empêché tout développement des
moyens mécaniques ! L'Europe se trouve dans une
situation intermédiaire. Une fois que la machine s'est
suffisamment développée, elle devient finalement
meilleur marché que la main-d'oeuvre humaine, même
si celle-ci était déjà bon marché. C'est à cela que
doivent songer les fascistes d'Europe qui, pour des
raisons de politique à courtes vues, interviennent pour
l'accroissement de la densité de la population dans leur
pays. Sans doute cette impression contraste avec
l'étroitesse d'esprit dont font preuve les États-Unis en
se renfermant sur eux-mêmes et en empêchant les
importations par des droits prohibitifs... Mais on ne
peut pas exiger d'un visiteur sans arrière-pensée, qu'il
se rompe par trop la tête et du reste, finalement, il n'est
pas absolument sûr qu'à toute question puisse
correspondre une réponse raisonnable.
Le deuxième point qui surprend le visiteur, c'est la
position joyeuse et positive en face de l'existence ; le
rire sur les photographies est le symbole d'une des
forces principales de l'Américain. Il est affable,
convaincu de sa valeur, optimiste et ne porte envie à
personne. L'Européen éprouve de l'agrément et aucune
contrariété dans ses rapports avec les Américains.
Au contraire, l'Européen critique et réfléchit
davantage, est moins cordial et moins serviable, plus
isolé ; il se montre toujours plus difficile pour ses
distractions comme pour ses lectures ; il est le plus
souvent plus ou moins pessimiste, par comparaison avec
l'Américain.
Les commodités de l'existence, le confort jouent en
Amérique un grand rôle ; on leur sacrifie le repos, la
tranquillité d'esprit, la sécurité. L'Américain vit
davantage pour un but, pour l'avenir, que l'Européen ;
pour lui la vie est toujours le " devenir " et jamais
l' " être " : à ce point de vue, il est encore plus
différent du Russe et de l'Asiatique que l'Européen.
Mais il y a un autre point par lequel l'Américain
ressemble davantage à l'Asiatique que l'Européen : il
est moins individualiste que ce dernier, si on le
considère, non plus au point de vue économique, mais
au point de vue psychologique.
On entend davantage prononcer " Nous " que
" Je ". Ceci veut dire que les usages et les conventions
sont plus puissants et que la conception de la vie des
individus, ainsi que leur position au point de vue du
goût et de la morale est bien plus uniforme qu'en
Europe. C'est à cette circonstance en grande partie que
l'Amérique doit sa supériorité économique sur l'Europe.
Ici, il se forme plus facilement une coopération sans
autant de flottements et une division du travail plus
efficaces qu'en Europe, aussi bien dans l'industrie que
dans l'Université ou que dans les oeuvres de
bienfaisance privées. Cette organisation sociale doit
provenir, en partie, de la tradition anglaise.
Chose qui paraît incompatible avec ces réflexions,
c'est que, par comparaison aux conditions européennes,
la sphère d'action de l'État est relativement petite.
L'Européen s'étonne que le télégraphe, le téléphone, les
chemins de fer, les écoles soient pour la plus grande
part entre les mains de sociétés privées ; c'est la plus
grande importance de la position sociale de l'individu
qui permet cet état de choses. C'est également cette
position qui fait que la répartition extrêmement
disproportionnée de la fortune n'entraîne pas
d'insupportables difficultés. Les gens aisés ont le
sentiment de leur responsabilité sociale bien plus
développé qu'en Europe. Ils considèrent comme tout
naturel l'obligation pour eux de mettre une grande
partie de leurs biens et souvent aussi de leur activité au
service de la communauté ; d'ailleurs l'opinion
publique, fort puissante, l'exige catégoriquement. C'est
ainsi qu'il arrive que les fonctions les plus importantes
intéressant la civilisation puissent être laissées à
l'initiative privée et que, dans ce pays, le rôle de I'État
soit relativement très limité.
Le prestige de l'autorité de l'État a certainement
beaucoup baissé, du fait de la loi de prohibition ; rien
n'est plus dangereux, en effet, pour ce prestige, comme
pour celui de la loi, que lorsqu'il promulgue des lois
dont il n'est pas capable d'assurer l'exécution. C'est le
secret de Polichinelle, que l'accroissement menaçant de
la criminalité est en relation étroite avec cette loi de
prohibition en Amérique.
A mon avis, cette loi contribue à l'affaiblissement de
l'État encore à un autre point de vue. Le cabaret est un
endroit qui fournit aux gens l'occasion d'échanger leurs
idées et leurs opinions sur les événements publics. Si
cette occasion, comme il m'a semblé dans ce pays, leur
fait défaut, la presse, contrôlée en grande partie par des
groupements intéressés, exerce une influence exagérée
sur l'opinion publique.
Ici, la surestimation de l'argent est encore plus
grande qu'en Europe, mais elle me parait en
décroissance. Certainement. l'idée qu'une grosse fortune
n'est pas la condition nécessaire d'une existence
heureuse et prospère l'emporte de plus en plus.
Au point de vue artistique, j'ai admiré sincèrement le
bon goût extrême qui se manifeste dans les constructions
modernes et dans les objets d'usage journalier : par
contre je trouve que les arts plastiques et la musique ont
peu de répercussion dans l'âme du peuple, par
comparaison avec les pays européens.
J'éprouve une haute admiration pour les productions
des établissements de recherches scientifiques. On a le
tort, chez nous, d'attribuer la supériorité croissante des
travaux de recherche américains exclusivement à la plus
grande richesse : il ne faut pas oublier que le
dévouement, la patience, l'esprit de camaraderie, le
penchant à la coopération jouent, dans ces résultats, un
rôle important.
Et, pour terminer, encore une remarque. Les
États-Unis sont aujourd'hui la nation du monde la plus
puissamment avancée au point de vue des progrès de la
technique ; son influence sur l'organisation des
relations internationales est tout simplement
incalculable. Mais l'Amérique est grande, et ses
habitants n'ont pas jusqu'à présent apporté beaucoup
d'intérêt aux grands problèmes internationaux, à la tête
desquels se trouve aujourd'hui celui du désarmement.
Il faut qu'il en soit autrement, même dans le propre
intérêt des Américains. La dernière guerre a montré
qu'il n'y a plus de séparation des continents, mais que
les sorts de tous les pays sont aujourd'hui étroitement
entrelacés. Il faut que ce pays parvienne à se convaincre
que ses habitants portent une lourde responsabilité dans
le domaine de la politique internationale. Le rôle
d'observateur inactif n'est pas digne de ce pays ; S'il
persistait, il deviendrait, à la longue, néfaste pour tous.
Je n'ai jamais rencontré, de la part du beau sexe, un
refus aussi énergique contre toute approche : ou du
moins, si le cas s'est produit, ce n'était sûrement pas de
la part d'un aussi grand nombre de représentants de ce
sexe à la fois.
Mais n'ont-elles pas raison, ces vigilantes citoyennes ?
Doit-on laisser venir à soi un homme qui dévore les
capitalistes coriaces avec le même appétit et le même
plaisir que celui avec lequel le Minotaure, autrefois,
dévorait les tendres vierges grecques, un homme qui a
le mauvais goût de repousser toute guerre, à l'exception
de la guerre inévitable avec sa propre femme ? Écoutez
donc vos bonnes femmes prudentes et patriotiques et
songez que le Capitole de la puissante Rome a été jadis,
lui aussi, sauvé par les caquetages de ses oie fidèles.
Combien singulière est notre situation, de nous
autres mortels. Chacun de nous n'est sur la terre que
pour une courte visite ; il ignore pourquoi, mais il
croit maintes fois le sentir. Sans réfléchir davantage, on
connaît un point de vue de la vie journalière ; on est là
pour les autres hommes, tout d'abord pour ceux dont le
sourire et le bien-être sont la condition entière de notre
propre bonheur, mais aussi pour la multitude des
inconnus, au sort desquels nous enchaîne un lien de
sympathie. Voici à quoi je pense chaque jour fort
souvent : ma vie extérieure et intérieure dépend du
travail de mes contemporains et de celui de mes
ancêtres et je dois m'efforcer de leur fournir la même
proportion de ce que j'ai reçu et que je reçois encore.
J'ai besoin de mener une vie simple et j'ai souvent
péniblement conscience que je demande au travail de
mes semblables plus qu'il n'est nécessaire. J'ai le
sentiment que les différences de classe sociale ne sont
pas justifiées et, en fin de compte, reposent sur la
violence, mais je crois aussi qu'une vie modeste est
bonne pour chacun, pour le corps et pour l'esprit.
Je ne crois point, au sens philosophique du terme, la
liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous
une contrainte extérieure, mais aussi d'après une
nécessité intérieure. Le mot de Schopenhauer : " Sans
doute un homme peut faire ce qu'il veut, mais ne peut
pas vouloir ce qu'il veut " m'a vivement pénétré depuis
ma jeunesse ; dans les spectacles et les épreuves de la
dureté de l'existence, il a toujours été pour moi une
consolation et une source inépuisable de tolérance.
Avoir conscience de cela contribue à adoucir d'une
manière bienfaisante le sentiment de responsabilité si
aisément déprimant et fait que nous ne nous prenons
pas trop au sérieux, nous-même ni les autres ; on est
conduit ainsi à une conception de la vie, qui en
particulier laisse une place à l'humour.
Se préoccuper du sens ou du but de sa propre
existence et de celle des autres créatures m'a toujours
paru, au point de vue objectif, dépourvu de toute
signification. Et pourtant, d'autre part tout homme a
certains idéals, qui lui servent de guides pour l'effort et
le jugement. Dans ce sens, le bien-être et le bonheur ne
m'ont jamais apparu comme le but absolu (j'appelle
même cette base de la morale l'idéal des pourceaux).
Les idéals qui ont illuminé ma route et m'ont rempli
sans cesse d'un vaillant courage ont été le bien, la
beauté et la vérité. Sans le sentiment d'être en harmonie
avec ceux qui partagent mes convictions, sans la
poursuite de l'objectif, éternellement insaisissable, dans
le domaine de l'art et de la recherche scientifique, la
vie m'aurait paru absolument vide. Les buts banaux que
poursuit l'effort humain, la possession de biens, le
succès extérieur, le luxe, m'ont toujours, depuis mes
jeunes années, paru méprisables.
En opposition caractéristique avec mon sens ardent
de justice et de devoir sociaux, j'ai toujours éprouvé
l'absence prononcée du besoin de me rapprocher des
hommes et des sociétés humaines. Je suis un véritable
cheval qui veut tirer seul ; je ne me suis jamais donné
de tout coeur ni à l'État, ni au sol natal, ni au cercle des
amis, ni même à la famille des tout proches ; au
contraire, j'ai toujours ressenti à l'égard de ces liaisons
le sentiment inlassable d'être un étranger et le besoin de
solitude ; ces sentiments ne font que croître avec les
années. On éprouve vivement, mais sans regret, la
limite de l'entente et de l'harmonie avec le prochain.
Sans doute un homme de ce caractère perd ainsi une
partie de sa candeur et de son insouciance, mais il y
gagne une large indépendance à l'égard des opinions,
habitudes et jugements de ses semblables ; il ne sera
pas tenté de chercher à établir son équilibre sur des
bases aussi branlantes.
Mon idéal politique est l'idéal démocratique. Chacun
doit être respecté dans sa personnalité et nul ne doit
être idolâtré. C'est une véritable ironie du sort que mes
contemporains m'aient voué beaucoup trop de
vénération et d'admiration, sans que ce soit ma faute ou
que je l'aie mérité ; cela peut provenir du désir,
irréalisable chez beaucoup, de comprendre les quelques
idées que j'ai trouvées, grâce à mes faibles forces, au
cours d'une lutte sans arrêt. Je sais fort bien que, pour
réaliser une organisation quelconque, il est
indispensable qu'un seul pense, dispose et porte en gros
la responsabilité. Mais il ne faut pas que ceux qui sont
gouvernés soient contraints, ils doivent pouvoir choisir
le chef. Je suis convaincu qu'un système autocratique de
coercition ne peut manquer de dégénérer en peu de
temps : en effet, la coercition attire toujours des
hommes de moralité diminuée et je suis également
convaincu que, de fait, les tyrans de génie ont comme
successeurs des coquins. C'est pour cette raison que j'ai
toujours été l'ardent adversaire de systèmes politiques
analogues à ceux que nous voyons fonctionner
actuellement en Russie et en Italie. La cause du
discrédit qui environne aujourd'hui en Europe la forme
démocratique ne doit pas être attribuée à l'idée
fondamentale de ce régime politique, mais au défaut de
stabilité des têtes du gouvernement et au caractère
impersonnel du mode de scrutin. Je crois que, les
États-Unis de l'Amérique du Nord ont trouvé, à ce
point de vue, la véritable voie ; ils ont un président
responsable, élu pour un laps de temps assez long,
pourvu d'assez d'autorité pour porter effectivement la
responsabilité. Par contre, dans notre système
gouvernemental, j'apprécie fort la sollicitude étendue
pour l'individu en cas de maladie et de besoin. Pour
moi, l'élément précieux dans les rouages de l'humanité,
ce n'est pas l'État, c'est l'individu, créateur et sensible,
la personnalité ; c'est elle seule qui crée le noble et le
sublime, tandis que la masse reste stupide de pensée et
bornée de sentiments.
Ce sujet m'amène à parler de la pire des créations,
celle des masses armées, du régime militaire, que je
hais ! Je méprise profondément celui qui peut, avec
plaisir, marcher, en rangs et formations, derrière une
musique : ce ne peut être que par erreur qu'il a reçu un
cerveau ; une moelle épinière lui suffirait amplement.
On devrait, aussi rapidement que possible, faire
disparaître cette honte de la civilisation. L'héroïsme sur
commandement, les voies de fait stupides, le fâcheux
esprit de nationalisme, combien je hais tout cela !
combien la guerre me paraît ignoble et méprisable !
J'aimerais mieux me laisser couper en morceaux que de
participer à un acte aussi misérable. En dépit de tout, je
pense tant de bien de l'humanité que je suis persuadé
que ce revenant aurait depuis longtemps disparu si le
bon sens des peuples n'était pas systématiquement
corrompu, au moyen de l'école et de la presse, par les
intéressés du monde politique et du monde des affaires.
La plus belle chose que nous puissions éprouver,
c'est le côté mystérieux de la vie. C'est le sentiment
profond qui se trouve au berceau de l'art et de la
science véritables. Celui qui ne peut plus éprouver ni
étonnement ni surprise est pour ainsi dire mort ; ses
yeux sont éteints. L'impression du mystérieux, même
mêlée de crainte, a créé aussi la religion. Savoir qu'il
existe quelque chose qui nous est impénétrable,
connaître les manifestations de l'entendement le plus
profond et de la beauté la plus éclatante, qui ne sont
accessibles à notre raison que dans leurs formes les plus
primitives, cette connaissance et ce sentiment, voilà ce
qui constitue la vraie dévotion en ce sens, et seulement
en ce sens, je compte parmi les hommes les plus
profondément religieux. Je ne puis pas me faire
l'illusion d'un Dieu qui récompense et qui punisse
l'objet de sa création, qui surtout exerce sa volonté de
la manière que nous l'exerçons sur nous-même. Je ne
veux pas et ne puis pas non plus me figurer un individu
qui survive à sa mort corporelle : que des âmes faibles,
par peur ou par égoïsme ridicule, se nourrissent de
pareilles idées ! il me suffit d'éprouver le sentiment du
mystère de l'éternité de la vie, d'avoir la conscience et
le pressentiment de la construction admirable de tout ce
qui est, de lutter activement pour saisir une parcelle, si
minime soit-elle, de la raison qui se manifeste dans la
nature.
Quel est le sens de notre existence, quel est le sens de
l'existence de tous les êtres vivants en général ? Savoir
répondre à cette question, c'est avoir des sentiments
religieux. Tu me demandes : cela a-t-il donc un sens de
poser cette question ? Je réponds : quiconque a le
sentiment que sa propre vie et celle de ses semblables
sont dépourvues de sens est non seulement malheureux,
mais est à peine capable de vivre.
La vraie valeur d'un homme se détermine en
examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est
parvenu à se libérer du Moi.
Il est juste, en principe, que l'on doive témoigner le
plus d'affection à ceux qui ont contribué davantage à
ennoblir les hommes et l'existence humaine. Mais si
l'on demande en outre quelle sorte d'hommes ils sont,
on se heurte à de grandes difficultés. En ce qui
concerne les chefs politiques, et même les chefs
religieux, il est le plus souvent fort difficile de savoir
s'ils ont fait plus de bien que de mal. Je crois par
conséquent, très sincèrement, que c'est rendre le
meilleur service aux hommes que de les occuper à de
nobles choses et par là, indirecte nient, les ennoblir.
Ceci s'applique en première ligne aux maîtres de l'art,
mais aussi, après eux, aux savants. Il est exact que ce ne
sont pas les résultats de leurs recherches qui
ennoblissent et enrichissent moralement les hommes
mais bien leur effort vers la compréhension, le travail
intellectuel productif et réceptif. Ce serait certainement
peu juste aussi, si l'on voulait juger la valeur du
Talmud d'après ses résultats intellectuels.
Je suis fermement convaincu que toutes les richesses
du monde ne sauraient pousser l'humanité plus avant,
même si elles se trouvaient dans les mains d'un homme
aussi dévoué que possible au développement de
l'humanité. Seul, l'exemple de personnalités grandes et
pures peut conduire aux nobles conceptions et aux
nobles actions. L'argent n'appelle que l'égoïsme et
pousse toujours irrésistiblement à en faire mauvais
usage.
Peut-on se représenter Moïse, Jésus ou Gandhi armés
de la bourse de Carnegie ?
Si nous réfléchissons à notre existence et à nos
efforts, nous remarquons bien vite que toutes nos
actions et nos désirs sont liés à l'existence des autres
hommes. Nous remarquons que selon toute notre
nature nous sommes semblables aux animaux qui vivent
en commun. Nous mangeons des aliments produits par
d'autres hommes, nous portons des vêtements fabriqués
par d'autres, nous habitons des maisons bâties par
autrui. La plus grande part de ce que nous savons et
croyons nous a été communiquée par d'autres hommes
au moyen d'une langue que d'autres ont créée. Notre
faculté de penser serait, sans la langue, bien chétive,
comparable à celle des animaux supérieurs, en sorte
qu'il nous faut avouer que ce que nous possédons en
première ligne avant les animaux, nous le devons à
notre manière de vivre en communauté. L'individu,
laissé seul depuis sa naissance, resterait, dans ses
pensées et ses sentiments, l'homme primitif semblable
aux animaux, dans une mesure qu'il nous est difficile
de nous représenter. Ce qu'est et ce que représente
l'individu, il ne l'est pas tellement en tant que créature
individuelle, mais en tant que membre d'une grande
société humaine qui conduit son être matériel et moral
depuis la naissance jusqu'à la mort.
La valeur d'un homme pour sa communauté dépend
avant tout de la mesure dans laquelle ses sentiments, ses
pensées, ses actes sont appliqués au développement de
l'existence des autres hommes.
Nous avons l'habitude de désigner un homme comme
bon ou mauvais selon sa situation à ce point de vue. Au
premier abord, les qualités sociales d'un homme
semblent seules devoir déterminer le jugement que
nous portons sur lui.
Et, cependant, une telle conception ne serait pas
exacte. On reconnaît aisément que tous les biens
matériels, intellectuels et moraux que nous recevons de
la société nous viennent, au cours d'innombrables
générations, d'individualités créatrices. C'est un
individu qui a trouvé d'un seul coup l'usage du feu, un
individu qui a trouvé la culture des plantes nourricières,
un individu qui a trouvé la machine à vapeur.
Il n'y a que l'individu isolé qui puisse penser et par
conséquent, créer de nouvelles valeurs pour la société,
même établir de nouvelles règles morales, d'après quoi
la société se perfectionne. Sans personnalités créatrices
pensant et jugeant indépendamment, le développement
de la société dans le sens du progrès est aussi peu
imaginable que le développement de la personnalité
individuelle sans le corps nourricier de la société.
Une société saine est donc liée aussi bien à
l'indépendance des individus qu'à leur liaison sociale
intime. On a dit avec beaucoup de raison que la
civilisation greco-européano-américaine, en particulier
la floraison de culture de la Renaissance italienne qui a
remplacé la stagnation du moyen âge en Europe, repose
surtout sur la libération et l'isolement relatif de
l'individu.
Considérons maintenant notre époque. Quel est l'état
de la société, de la personnalité ? Par rapport aux temps
anciens, la population des pays civilisés est extrêmement
dense ; l'Europe héberge à peu près trois fois autant
d'hommes qu'il y a cent ans. Mais le nombre des
tempéraments de chef a diminué hors de proportion. Il
n'y a qu'un petit nombre d'hommes qui par leurs
facultés créatrices sont connus des masses comme des
personnalités. L'organisation a, dans une certaine
mesure, remplacé les natures de chef, surtout dans le
domaine de la technique, mais aussi, à un degré très
sensible, dans le domaine scientifique.
La pénurie d'individualités se fait remarquer d'une
façon particulièrement sensible dans le domaine
artistique. La peinture et la musique ont nettement
dégénéré et éveillent beaucoup moins des échos dans le
peuple. En politique il manque non seulement des chefs,
mais l'indépendance intellectuelle et le sentiment du
droit ont profondément baissé dans la bourgeoisie.
L'organisation démocratique et parlementaire, qui
repose sur cette indépendance, a été ébranlée dans bien
des pays ; des dictatures sont nées ; elles sont
supportées parce que le sentiment de la dignité et du
droit de la personnalité n'est plus suffisamment vivant.
Les journaux d'un pays peuvent, en deux semaines,
porter la foule, peu capable de discernement, à un tel
état d'exaspération et d'excitation que les hommes sont
prêts à s'habiller en soldats pour tuer et se faire tuer en
vue de permettre à des intéressés quelconques de
réaliser leurs buts indignes. Le service militaire
obligatoire me paraît être le symptôme 1e plus honteux
du manque de dignité personnelle dont notre humanité
civilisée souffre aujourd'hui. Corrélativement il ne
manque pas d'augures pour prophétiser la chute
prochaine de notre civilisation. Je ne compte pas au
nombre de ces pessimistes ; je crois au contraire à un
avenir meilleur. Je voudrais expliquer brièvement ce
ferme espoir.
A mon avis, la décadence des conditions actuelles
résulte du fait que le développement de l'économie et
de la technique a gravement exacerbé la lutte pour
l'existence, en sorte que le libre développement des
individus a subi de dures atteintes. Mais les progrès de
la technique exigent de l'individu, pour satisfaire aux
besoins de la totalité, de moins en moins de travail. La
répartition dirigée du travail deviendra de plus en plus
une nécessité impérative et cette répartition conduira à
la sécurité matérielle des individus. Mais cette sécurité,
avec les loisirs et les forces qui resteront disponibles
pour l'individu, peut être favorable au développement
de la personnalité. De cette manière la société peut de
nouveau s'assainir et nous voulons espérer que les
historiens futurs présenteront les manifestations
sociales maladives de notre temps comme des maladies
infantiles d'une humanité aux puissantes aspirations,
provoquées par une allure trop rapide des progrès de la
civilisation.
Que l'on soit appelé à rendre compte publiquement
de tout ce qu'on a dit, serait-ce même par plaisanterie,
ou bien dans un moment d'expansion, de gaieté ou de
dépit, cela est peut-être fâcheux, bien que ce ne soit
raisonnable et naturel que jusqu'à un certain point.
Mais si l'on est obligé de rendre compte publiquement
de ce que d'autres ont dit pour vous, sans qu'on puisse
s'en défendre, on est dans une situation qui appelle la
pitié. " Mais qui est donc dans une telle situation ? "
demanderas-tu. C'est ce qui arrive à quiconque possède
assez de popularité pour recevoir la visite des
interviewers. Tu ris sans me croire, mais j'ai assez
d'expérience de l'affaire et je vais te l'expliquer.
Représente-toi ceci : un beau matin, un reporter
vient te trouver et te demande aimablement de lui dire
quelque chose sur ton ami N... Au premier moment tu
éprouves quelque irritation devant une pareille
prétention ; mais tu t'aperçois bien vite qu'il n'y a
aucun moyen de l'esquiver. Car, si tu refuses de donner
le renseignement, le reporter écrira : " J'ai demandé à
quelqu'un qui passe pour le meilleur ami de N... de me
parler de lui ; mais celui-ci s'est prudemment récusé.
Au lecteur de tirer lui-même les conclusions
inévitables. " Il n y a donc pas moyen d'éluder la
réponse et tu donnes le renseignement suivant :
M. N... est un caractère gai et franc, aimé de tous
ses amis. Il sait prendre le bon côté de chaque situation.
Il est extrêmement actif et entreprenant ; toute sa
puissance de travail est absorbée par sa profession. Il
aime sa famille et met à la disposition de sa femme tout
ce qu'il possède...
Le reporter écrit : M. N... ne prend rien au sérieux
et a le don de savoir se faire aimer du grand public,
d'autant plus qu'il est toujours d'un naturel souriant et
égrillard. Il est à tel point l'esclave de sa profession
qu'il ne lui arrive jamais de réfléchir à des questions
qui ne lui sont pas personnelles ou de se livrer à
quelque occupation intellectuelle étrangère à sa
profession. Il gâte sa femme sans mesure et satisfait, en
serviteur aveugle, à tous ses désirs...
Un véritable reporter mettrait encore plus de
piment ; mais pour toi et ton ami N... c'est
probablement suffisant. Le lendemain matin, N... lit les
lignes précédentes et celles qui les suivent et, quels que
soient son bon coeur et son enjouement, son courroux
envers toi ne connaît pas de bornes. L'offense qui lui
est faite t'affecte profondément en raison de ton
penchant pour lui.
Eh bien que fais-tu, mon cher, dans ce cas ? Si tu
l'as trouvé, communique-le moi tout de suite, afin que
je puisse rapidement copier ta méthode.
Voir de ses propres yeux, sentir et juger sans se
soumettre à la suggestion de la mode du jour, pouvoir
exprimer ce qu'on voit et ce qu'on ressent en une
phrase concise ou dans un mot artistiquement cuisiné,
n'est-ce pas magnifique ? Alors, est-ce vraiment
nécessaire de vous féliciter par-dessus le marché ?
Si je vous envoie d'ici mon salut, Écoliers Japonais,
c'est que j'en ai particulièrement le droit. En effet, j'ai
visité ce beau pays du Japon, j'ai vu ses villes, ses
maisons, ses montagnes et ses forêts, ainsi que les
garçons japonais qui y vivent, et qui y puisent l'amour
de leur pays natal. Sur ma table, il y a toujours un gros
livre plein de dessins en couleurs qui proviennent des
enfants japonais.
Et maintenant, quand vous recevrez de si loin mon
salut, vous penserez que c'est seulement notre temps
qui a fait que les hommes des différentes nations
s'occupent les uns des autres dans un esprit amical et
bienveillant et se comprennent mutuellement tandis
qu'antérieurement les peuples s'ignoraient, et même se
craignaient et se haïssaient. Puisse l'entente fraternelle
des peuples gagner toujours en profondeur C'est dans
ce sens que moi, l'ancien, je vous salue de fort loin,
jeunes écoliers japonais, avec l'espoir que votre
génération fera un jour rougir la mienne.
Les pays de langue allemande sont menacés d'un
danger, sur lequel les initiés doivent appeler
énergiquement l'attention. La détresse économique due
aux événements et aux retours politiques n'atteint pas
tout le monde dans la même mesure ; elle est plus
particulièrement pénible pour les institutions et les
personnes dont l'existence matérielle dépend
directement de l'État et, parmi elles, les instituts
scientifiques et les savants, sur le travail desquels
repose en grande partie non seulement la prospérité
économique, mais aussi le degré élevé de civilisation de
l'Allemagne et de l'Autriche.
Pour se rendre un compte exact de toute la gravité
de la situation, il faut réfléchir à ceci. Aux époques de
misère, on ne tient compte habituellement que des
besoins immédiats ; on ne paie que les productions qui
fournissent directement des valeurs matérielles. Or la
science, sous peine de s'étioler, ne doit pas viser de buts
pratiques ; les connaissances et les méthodes qu'elle
crée ne servent, pour la plupart, qu'indirectement à des
buts de cette nature, et souvent, seulement pour les
générations à venir ; si on laisse la science sans
ressources, on manquera plus tard de ces travailleurs
intellectuels qui, grâce à leur manière de voir et à leur
jugement indépendant, sont en mesure d'ouvrir de
nouvelles voies à l'économie ou de s'adapter à de
nouvelles situations. Si la recherche scientifique dépérit,
la vie intellectuelle de la nation s'enlise et par suite bien
des possibilités de progrès futur s'évanouissent. C'est
contre ce danger qu'il faut se couvrir : devant
l'affaiblissement de l'État, résultant de l'évolution de la
politique extérieure, il appartient aujourd'hui aux
particuliers, économiquement plus forts, d'intervenir
pour apporter leur aide, afin que la vie scientifique ne
se fane pas.
Des hommes de jugement, se rendant nettement
compte de ces circonstances, ont mis sur pied des
institutions qui doivent permettre de soutenir toute la
recherche scientifique d'Allemagne et d'Autriche.
Contribuez par votre aide à assurer à ces efforts un
magnifique succès ! Mon activité dans l'enseignement
me donne l'occasion de constater avec étonnement que
les préoccupations économiques ne sont pas encore
parvenues à étouffer le bon vouloir et l'affection en
faveur des recherches scientifiques. Au contraire ! Il
semble que ces secousses pénibles aient encore accru
l'amour des biens de l'esprit partout, on travaille avec
une ardeur brûlante, dans des conditions difficiles.
Prenez bien soin que ce qu'il y a d'étoffe dans le bon
vouloir et le talent de la jeunesse d'aujourd'hui ne
sombre pas dans une. lourde perte pour l'ensemble.
Nombreuses sont les chaires d'enseignement, rares
sont les maîtres sages et nobles. Les salles de
conférences sont vastes et nombreuses, mais les jeunes
gens qui ont sincèrement soif de vérité et de justice
sont plus rares. La nature délivre à profusion ses
produits ordinaires, elle est plus parcimonieuse en
produits délicats.
Cela, nous le savons tous : pourquoi donc nous
plaindre ? N'en a-t-il pas toujours été ainsi et cela ne
restera-t-il pas toujours de même ? Sans doute c'est
ainsi et on doit prendre ce qui nous vient de la Nature
tel que cela est. Mais il a en outre un esprit du siècle,
une manière de voir propre à une génération, qui se
transmet d'homme à homme et qui donne à une société
l'empreinte qui la caractérise. Chacun doit travailler,
pour sa petite part, à changer cet esprit du siècle.
Comparez l'esprit qui régnait parmi la jeunesse
académique allemande il y a un siècle avec celui qui y
règne aujourd'hui : il y avait alors une foi en
l'amélioration de la société humaine, il y avait la
considération devant toute opinion honorable, cette
tolérance pour laquelle nos grands classiques ont vécu
et lutté. Il y avait un effort vers une plus grande unité
politique, qui s'appelait alors l'Allemagne. C'était alors
la jeunesse académique, c'étaient les maîtres
académiques chez lesquels régnaient ces idéals.
Aujourd'hui l'effort vers le progrès social, vers la
tolérance et la liberté de la pensée, vers une plus
grande unité politique qui chez nous s'appelle
aujourd'hui l'Europe, existe encore. Mais la jeunesse
académique n'est plus le soutien des espoirs et des
idéals du peuple et le corps enseignant académique ne
l'est pas non plus. Quiconque considère notre temps
sans passion, d'un coup d'oeil froid, doit le reconnaître.
Nous nous sommes réunis aujourd'hui pour
réfléchir sur nous-mêmes. Le motif immédiat de cette
réunion est " le cas Gumbel. " Cet homme, soutenu par
l'esprit de justice, a écrit au sujet d'un crime politique
encore inexpié, avec une ardeur sincère, un grand
courage et une objectivité exemplaire ; il a, par ses
livres, rendu un grand service à la société ; il nous est
donné de voir qu'il est aujourd'hui combattu par la
corporation des étudiants et en partie par le corps
enseignant de son Université, qui veulent l'expulser.
La passion politique ne doit pas aller aussi loin. Je
suis convaincu que quiconque lit les livres de M.
Gumbel en toute liberté d'esprit doit avoir à leur égard
une impression semblable à la mienne. Il nous faut de
tels hommes si nous voulons parvenir à une
communauté politique saine. Que chacun juge d'après
son opinion personnelle en se basant sur ses propres
lectures et non pas d'après ce que lui disent les autres.
Si l'on agit ainsi, ce " cas Gumbel ", après un début
peu glorieux pourra encore avoir de bons résultats.
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Il est connu que si nous appliquons l'électrodynamique de Maxwell, telle que nous la concevons aujourd'hui, aux corps en mouvement, nous sommes conduits à une asymétrie qui ne s'accorde pas avec les phénomènes observés. Analysons par exemple l'influence mutuelle d'un aimant et d'un conducteur. Le phénomène observé dans ce cas dépend uniquement du mouvement relatif du conducteur et de l'aimant, alors que selon les conceptions habituelles, une distinction doit être établie entre les cas où l'un ou l'autre des corps est en mouvement. Si par exemple l'aimant se déplace et que le conducteur est au repos, alors un champ électrique d'une certaine énergie apparaît à proximité de l'aimant, ce qui engendre un courant dans les parties du champ où se trouve un conducteur. Mais si l'aimant est au repos et le conducteur mis en mouvement, aucun champ électrique n'apparaît à proximité de l'aimant, mais une force électromotrice qui ne correspond à aucune énergie en soi est produite dans le conducteur. Elle provoque cependant — dans l'hypothèse que le mouvement relatif dans les deux cas est le même — l'apparition d'un courant électrique de même intensité et de même direction que la force électrique, comme la force électrique dans le premier cas.
Des exemples similaires, tout comme l'essai infructueux de confirmer le mouvement de la Terre relativement au « médium de la lumière » NdT 1, nous amène à la supposition que non seulement en mécanique, mais aussi en électrodynamique, aucune propriété des faits observés ne correspond au concept de repos absolu ; et que dans tous les systèmes de coordonnées où les équations de la mécanique sont vraies, les équations électrodynamiques et optiques équivalentes sont également vraies, comme il a été déjà montré par l'approximation au premier ordre des grandeurs. Dans le texte qui suit, nous élevons cette conjecture au rang de postulat (que nous appellerons dorénavant « principe de relativité ») et introduisons un autre postulat — qui au premier regard est incompatible avec le premier — que la lumière se propage dans l'espace vide NdT 2, à une vitesse V indépendante de l'état de mouvement du corps émetteur. Ces deux postulats suffisent entièrement pour former une théorie simple et cohérente de l'électrodynamique des corps en mouvement à partir de la théorie maxwellienne des corps au repos. Il sera démontré que l'introduction d'un « éther luminifère » est superflu, puisque selon les conceptions que nous développerons, nous n'introduirons ni un « espace absolument au repos » muni de propriétés spéciales et ni n'associerons un vecteur vitesse à un point où des phénomènes électromagnétiques se déroulent.
Comme pour toute autre théorie électrodynamique, la théorie proposée s'appuie sur la cinématique des corps rigides. Dans la formulation de toute théorie, nous devons composer avec les relations entre les corps rigides (système de coordonnées), les horloges et les phénomènes électromagnétiques. Une appréciation insuffisante de ces conditions est la cause des problèmes auxquels se heurte présentement l'électrodynamique des corps en mouvement.
I. PARTIE CINÉMATIQUE
§ 1. Définition de la simultanéité
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Supposons un système de coordonnées dans lequel les équations newtoniennes sont vraies. Pour distinguer ce système d'un autre qui sera introduit plus tard, et pour rendre cette notion plus claire, nous l'appellerons le « système stationnaire ».
Si un point matériel est au repos dans ce système de coordonnées, alors sa position dans ce système peut être trouvée grâce à une règle à mesurer NdT 3 en utilisant des méthodes en géométrie euclidienne, et exprimée en coordonnées cartésiennes.
Si nous voulons décrire le mouvement d'un point matériel, les valeurs de ses coordonnées doivent être exprimées en fonction du temps. Il faut toujours garder en tête qu'une telle définition mathématique possède un sens physique, seulement si nous avons au préalable une perception claire de ce qu'est le « temps ». Nous devons prendre en considération le fait que nos conceptions, où le temps joue un rôle, portent toujours sur des évènements simultanés. Par exemple, si nous disons « qu'un train arrive ici à 7 heures », cela signifie « que la petite aiguille de ma montre qui pointe exactement le 7 et que l'arrivée du train sont des évènements simultanés » 1.
Il peut sembler que toutes les difficultés provenant de la définition du « temps » peuvent être supprimées quand, au « temps », nous substituons « la position de la petite aiguille de ma montre ». Une telle définition est dans les faits suffisante, quand il est requis de définir le temps exclusivement à l'endroit où l'horloge se trouve. Mais elle ne suffit plus lorsqu'il s'agit de relier chronologiquement des évènements qui ont lieu à des endroits différents — ou ce qui revient au même —, d'estimer chronologiquement l'occurrence d'évènements qui surviennent à des endroits éloignés de l'horloge.
Cependant, pour estimer chronologiquement les évènements, nous pouvons obtenir satisfaction en supposant qu'un observateur, placé à l'origine du système de coordonnées avec l'horloge, associe un signal lumineux — témoignant de l'évènement à estimer et du rayon lumineux qui vient à lui à travers l'espace — à la position correspondante des aiguilles de l'horloge. Cependant, une telle association a un défaut : elle dépend de la position de l'observateur qui observe l'horloge, comme l'expérience nous le dicte. Nous pouvons obtenir un résultat beaucoup plus pratique de la façon suivante.
Si un observateur est placé en A avec une horloge, il peut assigner un temps aux évènements à proximité de A en observant la position des aiguilles de l'horloge, qui sont simultanées avec l'évènement. Si une horloge est aussi placée en B — nous ajoutons que cette horloge est de même construction que celle en A —, alors un observateur en B peut chronologiquement estimer les évènements qui surviennent dans le voisinage de B. Mais sans conventions préalables, il est impossible de comparer chronologiquement les évènements en B aux évènements en A. Nous avons jusqu'à maintenant un « temps A » et un « temps B », mais aucun « temps » commun à A et B. Ce dernier temps (c'est-à-dire le temps commun) peut être défini, si nous posons par définition que le « temps » requis par la lumière pour aller de A à B est équivalent au « temps » pris par la lumière pour aller de B à A. Par exemple, un rayon lumineux part de A au « temps A », tA, en direction de B, est réfléchi de B au « temps B », tB, et revient à A au « temps A », t'A. Par définition, les deux horloges sont synchronisées si
.
Nous supposons que cette définition du synchronisme est possible sans causer d'incohérence, peu importe le nombre de points. En conséquence les relations suivantes sont vraies :
1. Si l'horloge en B est synchronisée avec l'horloge en A, alors l'horloge en A est synchronisée avec l'horloge en B.
2. Si l'horloge en A est synchronisée à la fois avec l'horloge en B et avec l'horloge en C, alors les horloges en B et C sont synchronisées.
Donc, à l'aide de certaines expériences physiques (de pensée), nous avons établi ce que nous entendons lorsque nous parlons d'horloges au repos à différents endroits, et synchronisées les unes avec les autres ; et nous avons par conséquent établi une définition de la « simultanéité » et du « temps ». Le « temps » d'un évènement est l'indication simultanée d'une horloge au repos située à l'endroit de l'évènement, qui est synchronisée avec une certaine horloge au repos dans tous les cas de détermination du temps.
En accord avec l'expérience, nous ferons donc l'hypothèse que la grandeur
est une constante universelle (la vitesse de la lumière dans l'espace vide).
Nous venons de définir le temps à l'aide d'une horloge au repos dans un système stationnaire. Puisqu'il existe en propre dans un système stationnaire, nous appelons le temps ainsi défini « temps du système stationnaire ».
§ 2. Sur la relativité
des longueurs et des temps
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Les réflexions suivantes s'appuient sur le principe de relativité et sur le principe de la constance de la vitesse de la lumière, les deux que nous définissons comme suit :
1. Les lois selon lesquelles l'état des systèmes physiques se transforme sont indépendantes de la façon que ces changements sont rapportés dans deux systèmes de coordonnées (systèmes qui sont en mouvement rectiligne uniforme NdT 4 l'un par rapport à l'autre).
2. Chaque rayon lumineux se déplace dans un système de coordonnées « stationnaire » à la même vitesse V, la vitesse étant indépendante de la condition que ce rayon lumineux soit émis par un corps au repos ou en mouvement. Donc,
où « intervalle de temps » doit être compris tel que défini au § 1.
Soit une tige rigide au repos ; elle est d'une longueur l quand elle est mesurée par une règle au repos. Nous supposons que l'axe de la tige se confond avec l'axe des x du système stationnaire. Imprimons à la tige une vitesse uniforme v, parallèle à l'axe des x et dans la direction croissante des x. Quelle est la longueur de la longueur de la tige en mouvement ? Elle peut être obtenue de deux façons :
a) L'observateur pourvu de la règle à mesurer se déplace avec la tige à mesurer et mesure sa longueur en superposant la règle sur la tige, comme si l'observateur, la règle à mesurer et la tige sont au repos.
b) L'observateur détermine à quels points du système stationnaire se trouvent les extrémités de la tige à mesurer au temps t, se servant des horloges placées dans le système stationnaire (les horloges étant synchronisées comme décrit au § 1). La distance entre ces deux points, mesurée par la même règle à mesurer quand elle était au repos, est aussi une longueur, que nous appelons la « longueur de la tige ».
Selon le principe de relativité, la longueur trouvée par l'opération a), que nous appelons la « longueur de la tige dans le système en mouvement », est égale à la longueur l de la tige dans le système stationnaire.
La longueur trouvée par l'opération b) peut être appelée la « longueur de la tige (en mouvement) dans le système stationnaire ». Cette longueur est à calculer en s'appuyant sur nos deux principes, et nous découvrirons qu'elle diffère de l.
Dans la cinématique généralement utilisée, il est implicitement supposé que les longueurs définies par ces deux opérations sont égales ou, dit autrement, qu'à un moment donné t, une tige rigide en mouvement est géométriquement remplaçable par un même corps, quand il est au repos à un endroit précis.
Supposons de plus que deux horloges synchronisées avec des horloges dans le système stationnaire sont fixées aux extrémités A et B d'une tige, c'est-à-dire que les temps des horloges correspondent aux « temps du système stationnaire » aux points où elles arrivent ; ces horloges sont donc « synchronisées dans le système stationnaire ».
Imaginons encore qu'il y a deux observateurs auprès des deux horloges qui se déplacent avec elles, et que ces observateurs appliquent le critère de synchronisme du § 1 aux deux horloges. Au temps 2 2 tA, un rayon lumineux va de A, est réfléchi par B au temps tB et arrive à A au temps t'A. Prenant en compte le principe de la constance de la vitesse de la lumière, nous avons
,
et
,
où rAB est la longueur de la tige en mouvement, mesurée dans le système stationnaire. En conséquence, les observateurs qui se déplacent avec la tige en mouvement n'affirmeront pas que les horloges sont synchronisées, même si les observateurs dans le système stationnaire témoigneront que les horloges sont synchronisées.
Nous en concluons que nous ne pouvons pas attacher une signification absolue au concept de simultanéité. Dès lors, deux évènements qui sont simultanés lorsque observés d'un système ne seront pas simultanés lorsque observés d'un système en mouvement relativement au premier.
§ 3. Théorie de la transformation des coordonnées
et du temps d'un système stationnaire
à un autre en mouvement relatif uniforme
comparativement au premier
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Plaçons, dans le système « stationnaire », deux systèmes de coordonnées, c'est-à-dire deux séries de trois axes rigides (mutuellement perpendiculaires) tous issus d'un point NdT 5. Faisons coïncider l'axe des x de chacun des systèmes et mettons en parallèle les axes des y et des z. Soit une règle rigide et un certain nombre d'horloges dans chaque système, les tiges et les horloges dans chacun étant identiques.
Soit un point initial de l'un des systèmes (k) animé d'une vitesse (constante) v dans la direction croissante de l'axe des x de l'autre système, un système stationnaire (K), et la vitesse étant aussi communiquée aux axes, aux tiges et aux horloges dans le système. N'importe quel temps t du système stationnaire K correspond à une position certaine des axes du système en mouvement. Pour des raisons de symétrie, nous pouvons affirmer que le mouvement de k est tel que les axes du système en mouvement au temps t (par t, nous entendons le temps dans le système stationnaire) sont parallèles aux axes du système stationnaire.
Supposons que l'espace est mesuré par la règle immobile placée dans le système stationnaire K, tout comme par la règle en mouvement placée dans le système en mouvement k, nous avons donc les coordonnées x, y, z et ξ, η, ζ, respectivement. De plus, mesurons le temps t à chaque point du système stationnaire grâce aux horloges qui sont placées dans le système stationnaire, à l'aide de la méthode des signaux lumineux décrite au § 1. Soit aussi le temps τ dans le système en mouvement qui est connu pour chaque point du système en mouvement (dans lequel se trouvent des horloges qui sont au repos dans le système en mouvement), grâce à la méthode des signaux lumineux entre ces points (positions où se trouvent des horloges) décrit au § 1.
Pour chacun des ensembles de valeurs x, y, z, t qui indique complètement la position et le temps de l'évènement dans le système stationnaire, il existe un ensemble de valeurs ξ, η, ζ, τ dans le système k. Maintenant, le problème est de trouver le système d'équations qui relie ces valeurs.
Premièrement, il est évident que, en s'appuyant sur la propriété d'homogénéité que nous attribuons au temps et à l'espace, les équations doivent être linéaires.
Si nous posons x' = x - vt, alors il est évident que pour un point au repos dans le système k, il y a un système de valeurs x', y, z indépendant du temps. Premièrement, trouvons τ comme fonction de x', y, z, t. À cet effet, nous devons exprimer en équations le fait que τ n'est nul autre que le temps donné par les horloges au repos dans le système k qui doivent être synchronisées selon la méthode décrite au § 1.
Soit un rayon lumineux envoyé au temps τ0 de l'origine du système k selon l'axe des x dans la direction croissante de x' et qui est réfléchi de cet endroit au temps τ1 vers l'origine des coordonnées, où il arrive au temps τ2. Alors, nous avons
Si nous introduisons comme condition que τ est une fonction des coordonnées, et appliquons le principe de la constance de la vitesse de la lumière dans le système stationnaire, nous avons
Il s'ensuit donc, lorsque x' est infiniment petit :
ou
Notons qu'au lieu de l'origine des coordonnées, nous pourrions choisir n'importe quel autre point comme point de départ pour les rayons lumineux, et en conséquence l'équation ci-dessus est vraie pour toutes les valeurs de x', y, z.
Une approche semblable appliquée aux axes des y et des z donne, quand nous prenons en compte le fait que la lumière se propage toujours le long de ces axes à une vitesse lorsque observée depuis le système stationnaire, ces équations :
Puisque est une fonction linéaire, il suit de ces équations que
où a est une fonction inconnue φ(v) et pour des raisons de concision, il est fait l'hypothèse qu'à l'origine de k, t = 0 lorsque τ = 0.
À l'aide de ces résultats, il est facile d'obtenir les grandeurs ξ, η, ζ, si nous exprimons (en équations) le fait que la lumière (lorsque mesurée dans le système en mouvement) se propage toujours à la vitesse constante V (tel que requis par le principe de la constance de la vitesse de la lumière et le principe de la relativité). Pour un rayon envoyé dans la direction croissante de ξ au temps τ = 0, nous avons
ou
Cependant, le rayon lumineux se déplace relativement à l'origine de k à une vitesse V-v, mesurée dans le système stationnaire. En conséquence, nous obtenons
.
Remplaçant ces valeurs de t dans l'équation de ξ, nous obtenons
D'une façon analogue, si les rayon lumineux se déplacent selon les deux autres axes, nous avons
et donc
et
Si pour x', nous substituons sa valeur, nous obtenons
et φ est encore une fonction inconnue de v. Si nous ne faisons aucune hypothèse sur la position initiale du système en mouvement et sur le point sans dimension τ, alors une constante additive doit être ajoutée du côté droit de l'équation.
Nous devons démontrer que tout rayon lumineux se déplace dans le système en mouvement à une vitesse V (telle que mesurée dans le système en mouvement) si, comme nous en avons déjà fait l'hypothèse, V est aussi la vitesse dans le système stationnaire. En effet, nous n'avons pas encore présenté une quelconque preuve que le principe de la constance de la vitesse de la lumière est compatible avec le principe de relativité.
Au temps τ = t = 0, soit une onde sphérique émise depuis l'origine commune des deux systèmes de coordonnées, onde qui se propage à une vitesse V dans le système K. Si (x, y, z) est un point atteint par l'onde, alors
À l'aide de nos équations de transformations, faisons la transformation de cette équation. Par un simple calcul nous avons
En conséquence, l'onde se propage dans le système en mouvement à la même vitesse V, comme une onde sphérique. Donc, nous avons démontré que les deux principes sont mutuellement compatibles.
Par les transformations, nous avons obtenu une fonction indéterminée φ de v, que nous allons maintenant déterminer.
Dans ce but, introduisons un troisième système de coordonnées K' , qui est en mouvement relatif par rapport au système k, le mouvement étant parallèle à l'axe des Ξ de façon à ce que la vitesse de l'origine soit -v par rapport à l'axe des Ξ. Au temps t = 0, toutes les coordonnées des points initiaux coïncident, et pour t = x = y = z = 0, le temps t' du système K' = 0. Si nous posons que x', y', z' sont les coordonnées mesurées dans le système K' , alors par une double application des équations de transformations, nous obtenons
Puisque les relations entre x', y', z' et x, y, z ne comprennent pas explicitement le temps t, K et K' sont donc relativement au repos. Il apparaît clairement que la transformation de K à K' doit être identique. D'où
Nous sommes prêt à calculer φ(v). Portons notre attention sur la partie de l'axe des y du système k entre ξ = 0, η = 0, ζ = 0 et ξ = 0, η = 1, ζ = 0. Couvrons cette partie de l'axe des y avec une tige qui se déplace à une vitesse v relativement au système K et perpendiculairement à son axe. Les extrémités de la tige ont donc comme coordonnées dans K :
et
En conséquence, la longueur de la tige mesurée dans le système K est l / φ(v). Donc, la signification de φ est connue. Pour des raisons de symétrie, il est maintenant évident que la longueur (mesurée dans le système stationnaire) d'une certaine tige qui se déplace perpendiculairement à son axe, peut seulement dépendre de sa vitesse, mais pas de la direction et du sens du mouvement. Donc, la longueur de la tige en mouvement, telle que mesurée dans le système stationnaire, ne change pas si v est remplacé par -v. Nous avons donc :
ou
De ceci et des relations trouvées plus haut, il suit que φ(v) = 1. Donc, les équations de transformations deviennent :
§ 4. La signification physique
des équations obtenues pour les corps rigides
et les horloges en mouvement
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Supposons une sphère rigide 3 de rayon R qui est au repos relativement au système k et dont le centre coïncide avec l'origine de K, alors l'équation de la surface de cette sphère, qui se déplace à une vitesse v relativement à K, est :
Au temps t = 0, l'équation de cette surface s'exprime en fonction de x, y, z par
Un corps rigide, qui montre la forme d'une sphère quand mesuré dans un système stationnaire, a en conséquence dans des conditions de mouvement — lorsqu'observé depuis le système stationnaire —, la forme d'un ellipsoïde de révolution dont les demi-axes mesurent
Alors que les dimensions en y et z de la sphère (ou de n'importe quel autre solide) ne semblent pas modifiées par le mouvement, la dimension en x est raccourcie selon le rapport  ; le raccourcissement est d'autant plus grand que la vitesse v est grande. Pour v = V, tous les corps en mouvement, lorsqu'observés depuis un système stationnaire, se réduisent à des plans. Pour une vitesse supraluminique, nos propositions sont dénuées de sens. Par ailleurs, dans les observations qui suivent, nous découvrirons que la vitesse de la lumière joue le rôle physique d'une vitesse infiniment grande.
Il est évident que des résultats semblables sont vrais pour des corps au repos dans un système stationnaire lorsqu'ils sont observés depuis un système en mouvement rectiligne uniforme.
Soit une horloge immobile dans le système stationnaire qui donne le temps t, et qui donne le temps τ lorsqu'immobile dans un système en mouvement. Supposons qu'elle se trouve à l'origine du système en mouvement k et réglée pour donner le temps τ. À quelle cadence avance cette horloge, lorsqu'observée du système stationnaire ?
À partir des grandeurs x, t et τ, qui réfèrent à l'endroit de cette horloge, les équations sont données par
et
D'où
.
Donc, l'horloge retarde de secondes (lorsqu'observée du système stationnaire) par seconde ou, en négligeant les approximations du quatrième ordre et supérieurs, secondes.
De ceci découlent des conséquences remarquables. Supposons qu'en deux points A et B de K, lorsqu'observées depuis le système stationnaire, se trouvent deux horloges synchronisées. Supposons que l'horloge en A est mise en mouvement à la vitesse v sur une ligne qui rejoint B, alors lorsqu'elle arrive à B, les deux ne seront plus synchronisées, mais l'horloge qui s'est déplacée de A à B aura un retard sur l'horloge toujours demeurée en B de la quantité secondes (en négligeant les approximations du quatrième ordre et supérieurs), où t est le temps pris pour accomplir le déplacement de A à B.
Nous voyons immédiatement que ce résultat est également vrai quand l'horloge se déplace de A à B en suivant une ligne polygonale, et aussi quand A et B coïncident.
Si nous faisons l'hypothèse que le résultat obtenu pour une ligne polygonale est également vrai pour une ligne courbe, nous obtenons le théorème suivant : Si à A, il y a deux horloges synchronisées et si nous déplaçons l'une d'elles à une vitesse constante selon une courbe fermée qui revient à A, le déplacement étant complété en t secondes, alors à son arrivée à A, cette dernière retardera de secondes sur l'horloge immobile. En s'appuyant sur ce résultat, nous concluons qu'une horloge à balancier placée à l'équateur doit être plus lente par une très petite quantité qu'une autre identique placée à l'un des pôles, les autres conditions étant identiques.
§ 5. Théorème d'addition des vitesses
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Soit un point en mouvement dans le système k (qui se déplace à une vitesse v parallèlement à l'axe des x du système K) qui respecte les équations
où wξ et wη sont des constantes.
Trouvons le mouvement du point relativement au système K. Si nous insérons les grandeurs x, y, z, t dans les équations du mouvement en utilisant les équations de transformation du § 3, nous obtenons
La règle du parallélogramme pour les vitesses est seulement vraie pour l'approximation au premier ordre. Nous écrivons donc
et
c'est-à-dire que α est égal à l'angle entre les vitesses v et w. Alors, après un simple calcul, nous avons
On observe que v et w sont introduits dans l'expression de la vitesse de façon symétrique. Si w est aussi dans la direction de l'axe des x du système en mouvement, nous avons
De cette égalité, il découle que la combinaison de deux vitesses, chacune étant plus petite que V, donne une vitesse toujours plus petite que V. Si nous posons v = V - ϰ et w = V-λ, où ϰ et λ sont chacune positive et plus petite que V, alors
Il est également évident que la vitesse de la lumière V ne peut être modifiée en lui ajoutant une valeur plus petite. Dans ce cas, nous obtenons
Nous avons déduit la formule pour U dans le cas où v et w sont dans la même direction ; elle peut aussi être calculée en combinant deux transformations selon la section § 3. Si en plus des systèmes K et k du § 3, nous introduisons un troisième système k' (qui se déplace parallèlement à k), dans lequel le point initial se déplace parallèlement à l'axe des Ξ à une vitesse w, alors entre la grandeurs x, y, z, t et les grandeurs correspondantes de k' , nous obtenons un système d'équations différent des équations au § 3, en substituant à v cette grandeur
Nous observons qu'une telle transformation parallèle forme (comme il se doit) un groupe.
Nous avons déduit la cinématique qui correspond à nos deux principes fondamentaux pour les lois qui nous sont nécessaires, et nous passons maintenant à leur application en électrodynamique.
II. PARTIE ÉLECTRODYNAMIQUE
§ 6. Transformation des équations
de Maxwell-Hertz dans un espace vide.
Sur la nature de la force électromotrice induite
par le mouvement dans un champ magnétique
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Les équations de Maxwell-Hertz dans un espace vide devraient être vraies dans un système stationnaire K, d'où
où (X, Y, Z) est le vecteur de la force électrique et (L, M, N), de la force magnétique.
Si nous appliquons les transformations du § 3 à ces équations et si nous ramenons les processus électromagnétiques au système de coordonnées (introduit à cet endroit) se déplaçant à une vitesse v, nous avons
Le principe de relativité exige que les équations de Maxwell-Hertz dans un espace vide soient vraies dans le système k, si elles sont vraies dans le système K, c'est-à-dire que, pour les vecteurs des forces électriques et magnétiques ((X', Y', Z') et (L', M', N')) qui influencent les masses électriques et magnétiques du système en mouvement k, qui sont définies par leurs réactions pondéromotrices, les équations sont vraies,
Évidemment, les deux systèmes d'équations (2) et (3) développés pour le système k devraient exprimer les mêmes choses, puisque ces deux systèmes sont équivalents aux équations de Maxwell-Hertz du système K. Puisque les deux systèmes d'équations (2) et (3) coïncident jusqu'aux symboles représentant les vecteurs, il suit que les fonctions apparaissant aux places correspondantes coïncident au facteur ψ(v) près, qui dépend peut-être de v et est indépendant de ξ, η, ζ, τ. D'où les relations,
Maintenant, si la réciproque de ce système d'équations est formée, premièrement en résolvant les équations que nous venons d'obtenir, deuxièmement en appliquant les équations à la transformation inverse (de k à K), qui a comme caractéristique la vitesse -v, il suit, en sachant que les deux systèmes d'équations ainsi calculés doivent être identiques :
Toujours pour des raisons de symétrie 4e4
d'où
et nos équations prennent la forme
En ce qui concerne l'interprétation de ces équations, nous déclarons ceci. Soit une masse ponctuelle d'électricité d'une grandeur unitaire dans le système stationnaire K, c'est-à-dire, dans ce système stationnaire, qu'elle exerce une force de 1 dyne sur un objet similaire placé à une distance de 1 cm. En vertu du principe de relativité, cette masse électrique mesure aussi une grandeur « unité » dans le système en mouvement. Si cette masse électrique est au repos dans le système stationnaire, alors la force exercée sur elle est équivalente au vecteur de la force électrique (X, Y, Z). Mais si cette masse électrique est au repos dans le système en mouvement (du moins au moment où elle est observée), alors la force qui s'exerce sur elle et mesurée dans le système en mouvement est équivalente au vecteur (X', Y', Z'). La première des trois systèmes d'équations (1), (2) et (3) s'exprime alors comme suit :
1. Si une masse ponctuelle et unitaire d'électricité se déplace dans un champ électromagnétique, alors en plus de la force électrique, une « force électromotrice » agit sur elle, qui, en négligeant les termes de second ordre et supérieurs de v/V, est équivalente au produit vectoriel de la vitesse de la masse ponctuelle et de la force magnétique divisé par la vitesse de la lumière. (Ancien mode d'expression.)
2. Si une masse ponctuelle et unitaire d'électricité se déplace dans un champ électromagnétique, alors la force qui agit sur elle est équivalente à la force électrique qui existe à la position de la masse unitaire, que nous obtenons par la transformation du champ en un système de coordonnées qui est au repos relativement à la masse électrique unitaire. (Nouveau mode d'expression.)
Des théorèmes semblables faisant appel aux « forces magnétomotrices » sont vrais. Dans la théorie exposée, nous observons que la force électromagnétique joue un rôle auxiliaire, qui doit son introduction à la circonstance que les forces électrique et magnétique n'existent pas indépendamment de la nature du déplacement dans le système de coordonnées.
De plus, il est clair que l'asymétrie, mentionnée dans l'introduction et qui apparaît quand nous discutons du courant engendré par le déplacement relatif d'un aimant et d'un conducteur, disparaît. Également, la question de l'« origine » des forces électromotrices électromagnétiques (machine homopolaire) perd tout son sens.
§ 7. Théorie du principe
de Doppler et de l'aberration
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Supposons une source d'ondes électromagnétiquesNdT 6 dans le système K à une grande distance de l'origine, modélisée avec une bonne approximation dans une partie de l'espace qui contient l'origine par les équations :
Ici (X0, Y0, Z0) et (L0, M0, N0) sont les vecteurs qui déterminent l'amplitude du train d'ondes et (a, b, c) sont les cosinus directeurs des normales à l'onde.
Questionnons-nous sur la composition de ces ondes, quand elles sont observées par un observateur au repos dans le système en mouvement k. En appliquant les équations de transformation obtenues au § 6 pour les forces électrique et magnétique, et les équations de transformation obtenues au § 3 pour les coordonnées et le temps, il vient immédiatement :
De l'équation donnant ω' , il résulte que si un observateur se déplace à une vitesse v relativement à une source lumineuse située à une distance infinie qui émet des ondes d'une fréquenceν, de telle façon que la ligne qui joint la source de la lumière et l'observateur fait un angle φ avec la vitesse de l'observateur rapportée à un système de coordonnées qui est stationnaire en regard de la source, alors la fréquence ν' perçue par l'observateur se calcule par la formule :
C'est le principe de Doppler pour toute vitesse.
Si φ = 0, alors l'équation prend une forme plus simple :
Nous observons que — contrairement à la conception courante — si v = -V, alors ν' = ∞NdT 7.
Si φ' est l'angle entre la normale de l'onde (direction du rayon) dans le système en mouvement et le segment « source-observateur lumière », l'équation pour a' prend la forme
Cette équation exprime la loi de l'aberration sous sa forme la plus générale. Si φ = π/2, alors elle prend la forme simple :
Nous devons toujours trouver l'amplitude des ondes qui apparaissent dans le système en mouvement. Si A et A' sont les forces (électrique et magnétique) mesurées dans les systèmes stationnaire et en mouvement, nous avons
Si φ = 0, alors elle se réduit à la forme simple
En s'appuyant sur ces équations, il semble que pour un observateur, qui se déplace à la vitesse V vers la source de lumière, cette source lui apparaîtra infiniment intense.
§ 8. Transformation de l'énergie
des rayons lumineux. Théorie de la pression
de radiation exercée sur un miroir parfait
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Puisque A2/8π est égal à l'énergie de la lumière par unité de volume, nous devons (selon le principe de relativité) considérer A'2/8π comme l'énergie de la lumière dans le système en mouvement. En conséquence, A'2/A2 définit le rapport entre les énergies d'un complexe de lumière NdT 8 borné « mesuré lorsqu'en mouvement » et « mesuré lorsque stationnaire », les volumes du complexe de lumière mesurés dans K et k étant égaux. Or, ce n'est pas le cas. Si a, b, c sont les cosinus directeurs des normales à l'onde lumineuse dans le système stationnaire, alors aucune énergie ne traverse les éléments de la surface sphérique
qui se déplace à la vitesse de la lumière. Nous pouvons donc affirmer que cette surface contient toujours le même complexe de lumière. Analysons la quantité d'énergie que cette surface renferme, quand elle est observée du système k, c'est-à-dire l'énergie du complexe de lumière relativement au système k.
Observée depuis le système en mouvement, la surface sphérique devient ellipsoïdale et respecte, au temps τ = 0, l'équation :
Si S désigne le volume de la sphère et S' le volume de cet ellipsoïde, alors un simple calcul montre que
Si E représente l'énergie lumineuse mesurée dans le système stationnaire et E' l'énergie mesurée dans le système en mouvement, bornées par les surfaces décrites plus haut, alors
Si φ = 0, nous obtenons une formule plus simple :
Remarquons que l'énergie et la fréquence du complexe de lumière varient selon la même loi que l'état de mouvement de l'observateur.
Soit un parfait miroir réfléchissant dans le plan de coordonnées ξ=0, à partir duquel l'onde plane étudiée dans le paragraphe précédent est réfléchie. Demandons-nous quelle pression de radiation s'exerce sur la surface réfléchissante, ainsi que la direction, la fréquence et l'intensité de la lumière après la réflexion.
Soit la lumière incidente définie par les grandeurs A, cos φ, ν (dans le système K). Observées de k, nous avons les grandeurs correspondantes :
Pour la lumière réfléchie, nous obtenons, quand le phénomène est observé du système k :
En appliquant une transformation inverse au système stationnaire K, nous obtiendrons pour la lumière réfléchie :
L'énergie qui tombe sur une unité de surface du miroir par unité de temps (mesurée dans le système stationnaire) est évidemment (A2 / 8 π) (V cos φ - v). La quantité d'énergie qui en rayonne par unité de surface du miroir par unité de temps est (A''' 2 / 8 π) (-V cos φ''' + v). La différence entre ces deux expressions est, selon le principe de l'énergie, la quantité de travail accomplie par la pression de radiation par unité de temps. Si nous la posons égale à P.v, où P est la pression de radiation, nous avons
Par l'approximation au premier ordre, nous obtenons
qui est en accord avec les observations et d'autres théories.
Tous les problèmes d'optique des corps en mouvement peuvent être résolus en appliquant les méthodes exposées ici. Le point crucial est que toutes les forces électriques et magnétiques de la lumière, qui sont influencées par un corps en mouvement, devraient être transformées dans un système de coordonnées stationnaire relativement au corps. De cette façon, tous les problèmes optiques de corps en mouvement seraient réduits à une suite de problèmes d'optique de corps au repos.
§ 9. Transformations des équations
de Maxwell-Hertz en ce qui concerne
les courants de convection
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Commençons par ces équations :
indique 4π fois la densité de l'électricité et (ux, uy, uz) est le vecteur vitesse de l'électricité. Si nous supposons que les masses électriques sont liées de façon permanente à de petits corps rigides (ions ou électrons, par exemple), alors ces équations forment le fondement électromagnétique de l'électrodynamique et de l'optique des corps en mouvement de Lorentz.
Si ces équations, vraies dans le système K, sont transformées pour le système k à l'aide des équations de transformations données aux § 3 et § 6, alors nous obtenons les équations :
Puisque le vecteur (uξ, uη, uζ) n'est rien d'autre que la vitesse de la masse électrique mesurée dans le système k, qui est une conséquence du théorème d'addition des vitesses du § 5, alors il est démontré que, en prenant notre principe cinématique comme base, le fondement électromagnétique de la théorie de Lorentz de l'électrodynamique des corps en mouvement correspond au principe de relativité.
Nous pouvons brièvement remarquer qu'une loi importante découle aisément des équations développées : si un corps électriquement chargé se déplace de quelque façon que ce soit dans l'espace et si sa charge est invariable, quand observée depuis un système qui se déplace de la même façon, alors la charge demeure constante même si elle observée depuis le système stationnaire K.
§ 10. Dynamique de l'électron
(lentement accéléré)
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Supposons qu'une particule ponctuelle qui possède la charge électrique ε (que nous appellerons dorénavant « électron ») se déplace dans un champ électromagnétique. Nous faisons l'hypothèse suivante pour sa loi de déplacement.
Si l'électron est au repos à une période de temps bien définie, alors pendant la prochaine parcelle de temps, le mouvement respecte les équations
où x, y, z sont les coordonnées de l'électron et μ sa masse, du moment qu'il se déplace lentement.
Supposons que l'électron se déplace à une vitesse v à une certaine période de temps. Analysons les lois selon lesquelles l'électron se déplacera pendant la parcelle de temps qui suit immédiatement.
Sans modifier la portée générale de notre discussion, nous pouvons et ferons l'hypothèse que, au moment que nous analysons, l'électron est à l'origine du système de coordonnées, puis se déplace à la vitesse v selon l'axe des x du système K. Il est évident qu'à ce moment (t=0), l'électron est au repos relativement au système k, qui se déplace parallèlement à l'axe des x à la vitesse constante v.
À partir des hypothèses faites plus haut, en association avec le principe de relativité, il est évident qu'observé depuis le système k, l'électron — pendant la parcelle de temps immédiatement consécutive (pour une petite valeur de t) — se déplace selon les équations
où les symboles ξ, η, ζ, τ, X', Y', Z' se rapportent au système k. Si nous fixons t = x = y = z = 0 et τ = ξ = η = ζ = 0, alors les équations de transformation données aux §§ 3 et 6 sont vraies. Nous avons :
À l'aide de ces équations, nous pouvons transformer les équations du mouvement plus haut du système k au système K et obtenir :
Questionnons-nous, suivant la méthode habituelle de calculs, sur les masses longitudinale et transversale d'un électron en mouvement. Nous réécrivons les équations (A) sous la forme
et observons tout de suite que εX', εY', εZ' sont les composantes de la force pondéromotrice qui agit sur l'électron et sont considérées dans un système en mouvement qui, à ce moment, se déplace à la même vitesse que l'électron. (Cette force peut, par exemple, être mesurée par une balance à ressort au repos dans ce système.) Si nous appelons brièvement cette force la « force qui agit sur l'électron », et continuons avec cette équation :
Valeur de la masse × valeur de l'accélération = Valeur de la force,
et si nous définissons de plus que les accélérations sont mesurées dans le système stationnaire K, alors à partir des équations plus haut, nous obtenons :
Naturellement, quand la force et l'accélération sont définies autrement, d'autres valeurs sont obtenues pour la masse. Donc, nous voyons que nous devons procéder avec beaucoup de précautions lorsque nous comparons différentes théories du mouvement de l'électron.
Observons que ce résultat sur la masse est également vrai pour une masse de matière pondérable ; parce qu'un point matériel pondérable peut être converti en électron (pour nos sens) en lui ajoutant une charge électrique aussi petite que l'on veut.
Déterminons maintenant l'énergie cinétique d'un électron. Si l'électron se déplace à partir de l'origine des coordonnées d'un système K à la vitesse initiale de 0 de façon régulière selon l'axe des x sous l'action d'une force électrostatique X, alors il est évident que l'énergie tirée du champ électrostatique est la valeur ∫ εX dx. Puisque l'électron devrait être accéléré lentement et donc qu'aucune énergie n'est perdue sous la forme de radiation, alors l'énergie tirée du champ électrostatique doit égaler l'énergie W du déplacement. Considérant l'ensemble du phénomène de mouvement à l'étude, la première des équations de (A) est vraie. Nous avons :
Lorsque v=V, W est infiniment grand. Comme nos résultats antérieurs le montrent, toute vitesse supraluminique est impossible.
En tant que conséquence des arguments écrits plus haut, cette expression pour l'énergie cinétique doit aussi être vraie pour les masses pondérables.
Nous sommes à même d'énumérer les caractéristiques du mouvement des électrons qui peuvent être vérifiées expérimentalement, lesquelles découlent du système d'équations (A).
1. De la deuxième équation en (A), il découle qu'une force électrique Y et une force magnétique N produisent la même déflexion d'un électron se déplaçant à la vitesse v quand Y = N.v/V. En conséquence, nous voyons qu'il est possible de mesurer la vitesse d'un électron en calculant le rapport de la déflexion magnétique Am et de la déflexion électrique Ae, en accord avec notre théorie pour toute vitesse arbitraire, en appliquant la loi :
Cette relation peut être testée expérimentalement car la vitesse de l'électron peut être directement mesurée à l'aide, par exemple, de champs électriques et magnétiques oscillant rapidement.
2. À partir de la valeur de l'énergie cinétique de l'électron, il suit que si ce dernier subit une différence de potentiel P, cette dernière est liée à la vitesse v par la relation suivante :
3. Nous calculons le rayon de courbure R du chemin, où la force magnétique N est la seule force de déflexion qui agit perpendiculairement à la vitesse de projection. De la seconde équation en (A), nous obtenons :
ou
Ces trois relations expriment complètement la loi du mouvement de l'électron selon la théorie exposée plus haut.
En terminant, je tiens à souligner que mon ami et collègue M. Besso m'a prêté son concours pendant que je travaillais au problème discuté ici, et que je lui suis redevable de suggestions précieuses.
Berne, juin 1905
(Reçu le 30 juin 1905.)
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Il est connu que si nous appliquons l'électrodynamique de Maxwell, telle que nous la concevons aujourd'hui, aux corps en mouvement, nous sommes conduits à une asymétrie qui ne s'accorde pas avec les phénomènes observés. Analysons par exemple l'influence mutuelle d'un aimant et d'un conducteur. Le phénomène observé dans ce cas dépend uniquement du mouvement relatif du conducteur et de l'aimant, alors que selon les conceptions habituelles, une distinction doit être établie entre les cas où l'un ou l'autre des corps est en mouvement. Si par exemple l'aimant se déplace et que le conducteur est au repos, alors un champ électrique d'une certaine énergie apparaît à proximité de l'aimant, ce qui engendre un courant dans les parties du champ où se trouve un conducteur. Mais si l'aimant est au repos et le conducteur mis en mouvement, aucun champ électrique n'apparaît à proximité de l'aimant, mais une force électromotrice qui ne correspond à aucune énergie en soi est produite dans le conducteur. Elle provoque cependant — dans l'hypothèse que le mouvement relatif dans les deux cas est le même — l'apparition d'un courant électrique de même intensité et de même direction que la force électrique, comme la force électrique dans le premier cas.
Des exemples similaires, tout comme l'essai infructueux de confirmer le mouvement de la Terre relativement au « médium de la lumière » NdT 1, nous amène à la supposition que non seulement en mécanique, mais aussi en électrodynamique, aucune propriété des faits observés ne correspond au concept de repos absolu ; et que dans tous les systèmes de coordonnées où les équations de la mécanique sont vraies, les équations électrodynamiques et optiques équivalentes sont également vraies, comme il a été déjà montré par l'approximation au premier ordre des grandeurs. Dans le texte qui suit, nous élevons cette conjecture au rang de postulat (que nous appellerons dorénavant « principe de relativité ») et introduisons un autre postulat — qui au premier regard est incompatible avec le premier — que la lumière se propage dans l'espace vide NdT 2, à une vitesse V indépendante de l'état de mouvement du corps émetteur. Ces deux postulats suffisent entièrement pour former une théorie simple et cohérente de l'électrodynamique des corps en mouvement à partir de la théorie maxwellienne des corps au repos. Il sera démontré que l'introduction d'un « éther luminifère » est superflu, puisque selon les conceptions que nous développerons, nous n'introduirons ni un « espace absolument au repos » muni de propriétés spéciales et ni n'associerons un vecteur vitesse à un point où des phénomènes électromagnétiques se déroulent.
Comme pour toute autre théorie électrodynamique, la théorie proposée s'appuie sur la cinématique des corps rigides. Dans la formulation de toute théorie, nous devons composer avec les relations entre les corps rigides (système de coordonnées), les horloges et les phénomènes électromagnétiques. Une appréciation insuffisante de ces conditions est la cause des problèmes auxquels se heurte présentement l'électrodynamique des corps en mouvement.
§ 1. Définition de la simultanéité
Supposons un système de coordonnées dans lequel les équations newtoniennes sont vraies. Pour distinguer ce système d'un autre qui sera introduit plus tard, et pour rendre cette notion plus claire, nous l'appellerons le « système stationnaire ».
Si un point matériel est au repos dans ce système de coordonnées, alors sa position dans ce système peut être trouvée grâce à une règle à mesurer NdT 3 en utilisant des méthodes en géométrie euclidienne, et exprimée en coordonnées cartésiennes.
Si nous voulons décrire le mouvement d'un point matériel, les valeurs de ses coordonnées doivent être exprimées en fonction du temps. Il faut toujours garder en tête qu'une telle définition mathématique possède un sens physique, seulement si nous avons au préalable une perception claire de ce qu'est le « temps ». Nous devons prendre en considération le fait que nos conceptions, où le temps joue un rôle, portent toujours sur des évènements simultanés. Par exemple, si nous disons « qu'un train arrive ici à 7 heures », cela signifie « que la petite aiguille de ma montre qui pointe exactement le 7 et que l'arrivée du train sont des évènements simultanés » 1.
Il peut sembler que toutes les difficultés provenant de la définition du « temps » peuvent être supprimées quand, au « temps », nous substituons « la position de la petite aiguille de ma montre ». Une telle définition est dans les faits suffisante, quand il est requis de définir le temps exclusivement à l'endroit où l'horloge se trouve. Mais elle ne suffit plus lorsqu'il s'agit de relier chronologiquement des évènements qui ont lieu à des endroits différents — ou ce qui revient au même —, d'estimer chronologiquement l'occurrence d'évènements qui surviennent à des endroits éloignés de l'horloge.
Cependant, pour estimer chronologiquement les évènements, nous pouvons obtenir satisfaction en supposant qu'un observateur, placé à l'origine du système de coordonnées avec l'horloge, associe un signal lumineux — témoignant de l'évènement à estimer et du rayon lumineux qui vient à lui à travers l'espace — à la position correspondante des aiguilles de l'horloge. Cependant, une telle association a un défaut : elle dépend de la position de l'observateur qui observe l'horloge, comme l'expérience nous le dicte. Nous pouvons obtenir un résultat beaucoup plus pratique de la façon suivante.
Si un observateur est placé en A avec une horloge, il peut assigner un temps aux évènements à proximité de A en observant la position des aiguilles de l'horloge, qui sont simultanées avec l'évènement. Si une horloge est aussi placée en B — nous ajoutons que cette horloge est de même construction que celle en A —, alors un observateur en B peut chronologiquement estimer les évènements qui surviennent dans le voisinage de B. Mais sans conventions préalables, il est impossible de comparer chronologiquement les évènements en B aux évènements en A. Nous avons jusqu'à maintenant un « temps A » et un « temps B », mais aucun « temps » commun à A et B. Ce dernier temps (c'est-à-dire le temps commun) peut être défini, si nous posons par définition que le « temps » requis par la lumière pour aller de A à B est équivalent au « temps » pris par la lumière pour aller de B à A. Par exemple, un rayon lumineux part de A au « temps A », tA, en direction de B, est réfléchi de B au « temps B », tB, et revient à A au « temps A », t'A. Par définition, les deux horloges sont synchronisées si
.
Nous supposons que cette définition du synchronisme est possible sans causer d'incohérence, peu importe le nombre de points. En conséquence les relations suivantes sont vraies :
1. Si l'horloge en B est synchronisée avec l'horloge en A, alors l'horloge en A est synchronisée avec l'horloge en B.
2. Si l'horloge en A est synchronisée à la fois avec l'horloge en B et avec l'horloge en C, alors les horloges en B et C sont synchronisées.
Donc, à l'aide de certaines expériences physiques (de pensée), nous avons établi ce que nous entendons lorsque nous parlons d'horloges au repos à différents endroits, et synchronisées les unes avec les autres ; et nous avons par conséquent établi une définition de la « simultanéité » et du « temps ». Le « temps » d'un évènement est l'indication simultanée d'une horloge au repos située à l'endroit de l'évènement, qui est synchronisée avec une certaine horloge au repos dans tous les cas de détermination du temps.
En accord avec l'expérience, nous ferons donc l'hypothèse que la grandeur
est une constante universelle (la vitesse de la lumière dans l'espace vide).
Nous venons de définir le temps à l'aide d'une horloge au repos dans un système stationnaire. Puisqu'il existe en propre dans un système stationnaire, nous appelons le temps ainsi défini « temps du système stationnaire ».
§ 2. Sur la relativité
des longueurs et des temps
Les réflexions suivantes s'appuient sur le principe de relativité et sur le principe de la constance de la vitesse de la lumière, les deux que nous définissons comme suit :
1. Les lois selon lesquelles l'état des systèmes physiques se transforme sont indépendantes de la façon que ces changements sont rapportés dans deux systèmes de coordonnées (systèmes qui sont en mouvement rectiligne uniforme NdT 4 l'un par rapport à l'autre).
2. Chaque rayon lumineux se déplace dans un système de coordonnées « stationnaire » à la même vitesse V, la vitesse étant indépendante de la condition que ce rayon lumineux soit émis par un corps au repos ou en mouvement. Donc,
où « intervalle de temps » doit être compris tel que défini au § 1.
Soit une tige rigide au repos ; elle est d'une longueur l quand elle est mesurée par une règle au repos. Nous supposons que l'axe de la tige se confond avec l'axe des x du système stationnaire. Imprimons à la tige une vitesse uniforme v, parallèle à l'axe des x et dans la direction croissante des x. Quelle est la longueur de la longueur de la tige en mouvement ? Elle peut être obtenue de deux façons :
a) L'observateur pourvu de la règle à mesurer se déplace avec la tige à mesurer et mesure sa longueur en superposant la règle sur la tige, comme si l'observateur, la règle à mesurer et la tige sont au repos.
b) L'observateur détermine à quels points du système stationnaire se trouvent les extrémités de la tige à mesurer au temps t, se servant des horloges placées dans le système stationnaire (les horloges étant synchronisées comme décrit au § 1). La distance entre ces deux points, mesurée par la même règle à mesurer quand elle était au repos, est aussi une longueur, que nous appelons la « longueur de la tige ».
Selon le principe de relativité, la longueur trouvée par l'opération a), que nous appelons la « longueur de la tige dans le système en mouvement », est égale à la longueur l de la tige dans le système stationnaire.
La longueur trouvée par l'opération b) peut être appelée la « longueur de la tige (en mouvement) dans le système stationnaire ». Cette longueur est à calculer en s'appuyant sur nos deux principes, et nous découvrirons qu'elle diffère de l.
Dans la cinématique généralement utilisée, il est implicitement supposé que les longueurs définies par ces deux opérations sont égales ou, dit autrement, qu'à un moment donné t, une tige rigide en mouvement est géométriquement remplaçable par un même corps, quand il est au repos à un endroit précis.
Supposons de plus que deux horloges synchronisées avec des horloges dans le système stationnaire sont fixées aux extrémités A et B d'une tige, c'est-à-dire que les temps des horloges correspondent aux « temps du système stationnaire » aux points où elles arrivent ; ces horloges sont donc « synchronisées dans le système stationnaire ».
Imaginons encore qu'il y a deux observateurs auprès des deux horloges qui se déplacent avec elles, et que ces observateurs appliquent le critère de synchronisme du § 1 aux deux horloges. Au temps 2 2 tA, un rayon lumineux va de A, est réfléchi par B au temps tB et arrive à A au temps t'A. Prenant en compte le principe de la constance de la vitesse de la lumière, nous avons
,
et
,
où rAB est la longueur de la tige en mouvement, mesurée dans le système stationnaire. En conséquence, les observateurs qui se déplacent avec la tige en mouvement n'affirmeront pas que les horloges sont synchronisées, même si les observateurs dans le système stationnaire témoigneront que les horloges sont synchronisées.
Nous en concluons que nous ne pouvons pas attacher une signification absolue au concept de simultanéité. Dès lors, deux évènements qui sont simultanés lorsque observés d'un système ne seront pas simultanés lorsque observés d'un système en mouvement relativement au premier.
§ 3. Théorie de la transformation des coordonnées
et du temps d'un système stationnaire
à un autre en mouvement relatif uniforme
comparativement au premier
Plaçons, dans le système « stationnaire », deux systèmes de coordonnées, c'est-à-dire deux séries de trois axes rigides (mutuellement perpendiculaires) tous issus d'un point NdT 5. Faisons coïncider l'axe des x de chacun des systèmes et mettons en parallèle les axes des y et des z. Soit une règle rigide et un certain nombre d'horloges dans chaque système, les tiges et les horloges dans chacun étant identiques.
Soit un point initial de l'un des systèmes (k) animé d'une vitesse (constante) v dans la direction croissante de l'axe des x de l'autre système, un système stationnaire (K), et la vitesse étant aussi communiquée aux axes, aux tiges et aux horloges dans le système. N'importe quel temps t du système stationnaire K correspond à une position certaine des axes du système en mouvement. Pour des raisons de symétrie, nous pouvons affirmer que le mouvement de k est tel que les axes du système en mouvement au temps t (par t, nous entendons le temps dans le système stationnaire) sont parallèles aux axes du système stationnaire.
Supposons que l'espace est mesuré par la règle immobile placée dans le système stationnaire K, tout comme par la règle en mouvement placée dans le système en mouvement k, nous avons donc les coordonnées x, y, z et ξ, η, ζ, respectivement. De plus, mesurons le temps t à chaque point du système stationnaire grâce aux horloges qui sont placées dans le système stationnaire, à l'aide de la méthode des signaux lumineux décrite au § 1. Soit aussi le temps τ dans le système en mouvement qui est connu pour chaque point du système en mouvement (dans lequel se trouvent des horloges qui sont au repos dans le système en mouvement), grâce à la méthode des signaux lumineux entre ces points (positions où se trouvent des horloges) décrit au § 1.
Pour chacun des ensembles de valeurs x, y, z, t qui indique complètement la position et le temps de l'évènement dans le système stationnaire, il existe un ensemble de valeurs ξ, η, ζ, τ dans le système k. Maintenant, le problème est de trouver le système d'équations qui relie ces valeurs.
Premièrement, il est évident que, en s'appuyant sur la propriété d'homogénéité que nous attribuons au temps et à l'espace, les équations doivent être linéaires.
Si nous posons x' = x - vt, alors il est évident que pour un point au repos dans le système k, il y a un système de valeurs x', y, z indépendant du temps. Premièrement, trouvons τ comme fonction de x', y, z, t. À cet effet, nous devons exprimer en équations le fait que τ n'est nul autre que le temps donné par les horloges au repos dans le système k qui doivent être synchronisées selon la méthode décrite au § 1.
Soit un rayon lumineux envoyé au temps τ0 de l'origine du système k selon l'axe des x dans la direction croissante de x' et qui est réfléchi de cet endroit au temps τ1 vers l'origine des coordonnées, où il arrive au temps τ2. Alors, nous avons
Si nous introduisons comme condition que τ est une fonction des coordonnées, et appliquons le principe de la constance de la vitesse de la lumière dans le système stationnaire, nous avons
Il s'ensuit donc, lorsque x' est infiniment petit :
ou
Notons qu'au lieu de l'origine des coordonnées, nous pourrions choisir n'importe quel autre point comme point de départ pour les rayons lumineux, et en conséquence l'équation ci-dessus est vraie pour toutes les valeurs de x', y, z.
Une approche semblable appliquée aux axes des y et des z donne, quand nous prenons en compte le fait que la lumière se propage toujours le long de ces axes à une vitesse lorsque observée depuis le système stationnaire, ces équations :
Puisque est une fonction linéaire, il suit de ces équations que
où a est une fonction inconnue φ(v) et pour des raisons de concision, il est fait l'hypothèse qu'à l'origine de k, t = 0 lorsque τ = 0.
À l'aide de ces résultats, il est facile d'obtenir les grandeurs ξ, η, ζ, si nous exprimons (en équations) le fait que la lumière (lorsque mesurée dans le système en mouvement) se propage toujours à la vitesse constante V (tel que requis par le principe de la constance de la vitesse de la lumière et le principe de la relativité). Pour un rayon envoyé dans la direction croissante de ξ au temps τ = 0, nous avons
ou
Cependant, le rayon lumineux se déplace relativement à l'origine de k à une vitesse V-v, mesurée dans le système stationnaire. En conséquence, nous obtenons
.
Remplaçant ces valeurs de t dans l'équation de ξ, nous obtenons
D'une façon analogue, si les rayon lumineux se déplacent selon les deux autres axes, nous avons
et donc
et
Si pour x', nous substituons sa valeur, nous obtenons
et φ est encore une fonction inconnue de v. Si nous ne faisons aucune hypothèse sur la position initiale du système en mouvement et sur le point sans dimension τ, alors une constante additive doit être ajoutée du côté droit de l'équation.
Nous devons démontrer que tout rayon lumineux se déplace dans le système en mouvement à une vitesse V (telle que mesurée dans le système en mouvement) si, comme nous en avons déjà fait l'hypothèse, V est aussi la vitesse dans le système stationnaire. En effet, nous n'avons pas encore présenté une quelconque preuve que le principe de la constance de la vitesse de la lumière est compatible avec le principe de relativité.
Au temps τ = t = 0, soit une onde sphérique émise depuis l'origine commune des deux systèmes de coordonnées, onde qui se propage à une vitesse V dans le système K. Si (x, y, z) est un point atteint par l'onde, alors
À l'aide de nos équations de transformations, faisons la transformation de cette équation. Par un simple calcul nous avons
En conséquence, l'onde se propage dans le système en mouvement à la même vitesse V, comme une onde sphérique. Donc, nous avons démontré que les deux principes sont mutuellement compatibles.
Par les transformations, nous avons obtenu une fonction indéterminée φ de v, que nous allons maintenant déterminer.
Dans ce but, introduisons un troisième système de coordonnées K' , qui est en mouvement relatif par rapport au système k, le mouvement étant parallèle à l'axe des Ξ de façon à ce que la vitesse de l'origine soit -v par rapport à l'axe des Ξ. Au temps t = 0, toutes les coordonnées des points initiaux coïncident, et pour t = x = y = z = 0, le temps t' du système K' = 0. Si nous posons que x', y', z' sont les coordonnées mesurées dans le système K' , alors par une double application des équations de transformations, nous obtenons
Puisque les relations entre x', y', z' et x, y, z ne comprennent pas explicitement le temps t, K et K' sont donc relativement au repos. Il apparaît clairement que la transformation de K à K' doit être identique. D'où
Nous sommes prêt à calculer φ(v). Portons notre attention sur la partie de l'axe des y du système k entre ξ = 0, η = 0, ζ = 0 et ξ = 0, η = 1, ζ = 0. Couvrons cette partie de l'axe des y avec une tige qui se déplace à une vitesse v relativement au système K et perpendiculairement à son axe. Les extrémités de la tige ont donc comme coordonnées dans K :
et
En conséquence, la longueur de la tige mesurée dans le système K est l / φ(v). Donc, la signification de φ est connue. Pour des raisons de symétrie, il est maintenant évident que la longueur (mesurée dans le système stationnaire) d'une certaine tige qui se déplace perpendiculairement à son axe, peut seulement dépendre de sa vitesse, mais pas de la direction et du sens du mouvement. Donc, la longueur de la tige en mouvement, telle que mesurée dans le système stationnaire, ne change pas si v est remplacé par -v. Nous avons donc :
ou
De ceci et des relations trouvées plus haut, il suit que φ(v) = 1. Donc, les équations de transformations deviennent :
§ 4. La signification physique
des équations obtenues pour les corps rigides
et les horloges en mouvement
Supposons une sphère rigide 3 de rayon R qui est au repos relativement au système k et dont le centre coïncide avec l'origine de K, alors l'équation de la surface de cette sphère, qui se déplace à une vitesse v relativement à K, est :
Au temps t = 0, l'équation de cette surface s'exprime en fonction de x, y, z par
Un corps rigide, qui montre la forme d'une sphère quand mesuré dans un système stationnaire, a en conséquence dans des conditions de mouvement — lorsqu'observé depuis le système stationnaire —, la forme d'un ellipsoïde de révolution dont les demi-axes mesurent
Alors que les dimensions en y et z de la sphère (ou de n'importe quel autre solide) ne semblent pas modifiées par le mouvement, la dimension en x est raccourcie selon le rapport  ; le raccourcissement est d'autant plus grand que la vitesse v est grande. Pour v = V, tous les corps en mouvement, lorsqu'observés depuis un système stationnaire, se réduisent à des plans. Pour une vitesse supraluminique, nos propositions sont dénuées de sens. Par ailleurs, dans les observations qui suivent, nous découvrirons que la vitesse de la lumière joue le rôle physique d'une vitesse infiniment grande.
Il est évident que des résultats semblables sont vrais pour des corps au repos dans un système stationnaire lorsqu'ils sont observés depuis un système en mouvement rectiligne uniforme.
Soit une horloge immobile dans le système stationnaire qui donne le temps t, et qui donne le temps τ lorsqu'immobile dans un système en mouvement. Supposons qu'elle se trouve à l'origine du système en mouvement k et réglée pour donner le temps τ. À quelle cadence avance cette horloge, lorsqu'observée du système stationnaire ?
À partir des grandeurs x, t et τ, qui réfèrent à l'endroit de cette horloge, les équations sont données par
et
D'où
.
Donc, l'horloge retarde de secondes (lorsqu'observée du système stationnaire) par seconde ou, en négligeant les approximations du quatrième ordre et supérieurs, secondes.
De ceci découlent des conséquences remarquables. Supposons qu'en deux points A et B de K, lorsqu'observées depuis le système stationnaire, se trouvent deux horloges synchronisées. Supposons que l'horloge en A est mise en mouvement à la vitesse v sur une ligne qui rejoint B, alors lorsqu'elle arrive à B, les deux ne seront plus synchronisées, mais l'horloge qui s'est déplacée de A à B aura un retard sur l'horloge toujours demeurée en B de la quantité secondes (en négligeant les approximations du quatrième ordre et supérieurs), où t est le temps pris pour accomplir le déplacement de A à B.
Nous voyons immédiatement que ce résultat est également vrai quand l'horloge se déplace de A à B en suivant une ligne polygonale, et aussi quand A et B coïncident.
Si nous faisons l'hypothèse que le résultat obtenu pour une ligne polygonale est également vrai pour une ligne courbe, nous obtenons le théorème suivant : Si à A, il y a deux horloges synchronisées et si nous déplaçons l'une d'elles à une vitesse constante selon une courbe fermée qui revient à A, le déplacement étant complété en t secondes, alors à son arrivée à A, cette dernière retardera de secondes sur l'horloge immobile. En s'appuyant sur ce résultat, nous concluons qu'une horloge à balancier placée à l'équateur doit être plus lente par une très petite quantité qu'une autre identique placée à l'un des pôles, les autres conditions étant identiques.
§ 5. Théorème d'addition des vitesses
Soit un point en mouvement dans le système k (qui se déplace à une vitesse v parallèlement à l'axe des x du système K) qui respecte les équations
où wξ et wη sont des constantes.
Trouvons le mouvement du point relativement au système K. Si nous insérons les grandeurs x, y, z, t dans les équations du mouvement en utilisant les équations de transformation du § 3, nous obtenons
La règle du parallélogramme pour les vitesses est seulement vraie pour l'approximation au premier ordre. Nous écrivons donc
et
c'est-à-dire que α est égal à l'angle entre les vitesses v et w. Alors, après un simple calcul, nous avons
On observe que v et w sont introduits dans l'expression de la vitesse de façon symétrique. Si w est aussi dans la direction de l'axe des x du système en mouvement, nous avons
De cette égalité, il découle que la combinaison de deux vitesses, chacune étant plus petite que V, donne une vitesse toujours plus petite que V. Si nous posons v = V - ϰ et w = V-λ, où ϰ et λ sont chacune positive et plus petite que V, alors
Il est également évident que la vitesse de la lumière V ne peut être modifiée en lui ajoutant une valeur plus petite. Dans ce cas, nous obtenons
Nous avons déduit la formule pour U dans le cas où v et w sont dans la même direction ; elle peut aussi être calculée en combinant deux transformations selon la section § 3. Si en plus des systèmes K et k du § 3, nous introduisons un troisième système k' (qui se déplace parallèlement à k), dans lequel le point initial se déplace parallèlement à l'axe des Ξ à une vitesse w, alors entre la grandeurs x, y, z, t et les grandeurs correspondantes de k' , nous obtenons un système d'équations différent des équations au § 3, en substituant à v cette grandeur
Nous observons qu'une telle transformation parallèle forme (comme il se doit) un groupe.
Nous avons déduit la cinématique qui correspond à nos deux principes fondamentaux pour les lois qui nous sont nécessaires, et nous passons maintenant à leur application en électrodynamique.
§ 6. Transformation des équations
de Maxwell-Hertz dans un espace vide.
Sur la nature de la force électromotrice induite
par le mouvement dans un champ magnétique
Les équations de Maxwell-Hertz dans un espace vide devraient être vraies dans un système stationnaire K, d'où
où (X, Y, Z) est le vecteur de la force électrique et (L, M, N), de la force magnétique.
Si nous appliquons les transformations du § 3 à ces équations et si nous ramenons les processus électromagnétiques au système de coordonnées (introduit à cet endroit) se déplaçant à une vitesse v, nous avons
Le principe de relativité exige que les équations de Maxwell-Hertz dans un espace vide soient vraies dans le système k, si elles sont vraies dans le système K, c'est-à-dire que, pour les vecteurs des forces électriques et magnétiques ((X', Y', Z') et (L', M', N')) qui influencent les masses électriques et magnétiques du système en mouvement k, qui sont définies par leurs réactions pondéromotrices, les équations sont vraies,
Évidemment, les deux systèmes d'équations (2) et (3) développés pour le système k devraient exprimer les mêmes choses, puisque ces deux systèmes sont équivalents aux équations de Maxwell-Hertz du système K. Puisque les deux systèmes d'équations (2) et (3) coïncident jusqu'aux symboles représentant les vecteurs, il suit que les fonctions apparaissant aux places correspondantes coïncident au facteur ψ(v) près, qui dépend peut-être de v et est indépendant de ξ, η, ζ, τ. D'où les relations,
Maintenant, si la réciproque de ce système d'équations est formée, premièrement en résolvant les équations que nous venons d'obtenir, deuxièmement en appliquant les équations à la transformation inverse (de k à K), qui a comme caractéristique la vitesse -v, il suit, en sachant que les deux systèmes d'équations ainsi calculés doivent être identiques :
Toujours pour des raisons de symétrie 4e4
d'où
et nos équations prennent la forme
En ce qui concerne l'interprétation de ces équations, nous déclarons ceci. Soit une masse ponctuelle d'électricité d'une grandeur unitaire dans le système stationnaire K, c'est-à-dire, dans ce système stationnaire, qu'elle exerce une force de 1 dyne sur un objet similaire placé à une distance de 1 cm. En vertu du principe de relativité, cette masse électrique mesure aussi une grandeur « unité » dans le système en mouvement. Si cette masse électrique est au repos dans le système stationnaire, alors la force exercée sur elle est équivalente au vecteur de la force électrique (X, Y, Z). Mais si cette masse électrique est au repos dans le système en mouvement (du moins au moment où elle est observée), alors la force qui s'exerce sur elle et mesurée dans le système en mouvement est équivalente au vecteur (X', Y', Z'). La première des trois systèmes d'équations (1), (2) et (3) s'exprime alors comme suit :
1. Si une masse ponctuelle et unitaire d'électricité se déplace dans un champ électromagnétique, alors en plus de la force électrique, une « force électromotrice » agit sur elle, qui, en négligeant les termes de second ordre et supérieurs de v/V, est équivalente au produit vectoriel de la vitesse de la masse ponctuelle et de la force magnétique divisé par la vitesse de la lumière. (Ancien mode d'expression.)
2. Si une masse ponctuelle et unitaire d'électricité se déplace dans un champ électromagnétique, alors la force qui agit sur elle est équivalente à la force électrique qui existe à la position de la masse unitaire, que nous obtenons par la transformation du champ en un système de coordonnées qui est au repos relativement à la masse électrique unitaire. (Nouveau mode d'expression.)
Des théorèmes semblables faisant appel aux « forces magnétomotrices » sont vrais. Dans la théorie exposée, nous observons que la force électromagnétique joue un rôle auxiliaire, qui doit son introduction à la circonstance que les forces électrique et magnétique n'existent pas indépendamment de la nature du déplacement dans le système de coordonnées.
De plus, il est clair que l'asymétrie, mentionnée dans l'introduction et qui apparaît quand nous discutons du courant engendré par le déplacement relatif d'un aimant et d'un conducteur, disparaît. Également, la question de l'« origine » des forces électromotrices électromagnétiques (machine homopolaire) perd tout son sens.
§ 7. Théorie du principe
de Doppler et de l'aberration
Supposons une source d'ondes électromagnétiquesNdT 6 dans le système K à une grande distance de l'origine, modélisée avec une bonne approximation dans une partie de l'espace qui contient l'origine par les équations :
Ici (X0, Y0, Z0) et (L0, M0, N0) sont les vecteurs qui déterminent l'amplitude du train d'ondes et (a, b, c) sont les cosinus directeurs des normales à l'onde.
Questionnons-nous sur la composition de ces ondes, quand elles sont observées par un observateur au repos dans le système en mouvement k. En appliquant les équations de transformation obtenues au § 6 pour les forces électrique et magnétique, et les équations de transformation obtenues au § 3 pour les coordonnées et le temps, il vient immédiatement :
De l'équation donnant ω' , il résulte que si un observateur se déplace à une vitesse v relativement à une source lumineuse située à une distance infinie qui émet des ondes d'une fréquenceν, de telle façon que la ligne qui joint la source de la lumière et l'observateur fait un angle φ avec la vitesse de l'observateur rapportée à un système de coordonnées qui est stationnaire en regard de la source, alors la fréquence ν' perçue par l'observateur se calcule par la formule :
C'est le principe de Doppler pour toute vitesse.
Si φ = 0, alors l'équation prend une forme plus simple :
Nous observons que — contrairement à la conception courante — si v = -V, alors ν' = ∞NdT 7.
Si φ' est l'angle entre la normale de l'onde (direction du rayon) dans le système en mouvement et le segment « source-observateur lumière », l'équation pour a' prend la forme
Cette équation exprime la loi de l'aberration sous sa forme la plus générale. Si φ = π/2, alors elle prend la forme simple :
Nous devons toujours trouver l'amplitude des ondes qui apparaissent dans le système en mouvement. Si A et A' sont les forces (électrique et magnétique) mesurées dans les systèmes stationnaire et en mouvement, nous avons
Si φ = 0, alors elle se réduit à la forme simple
En s'appuyant sur ces équations, il semble que pour un observateur, qui se déplace à la vitesse V vers la source de lumière, cette source lui apparaîtra infiniment intense.
§ 8. Transformation de l'énergie
des rayons lumineux. Théorie de la pression
de radiation exercée sur un miroir parfait
Puisque A2/8π est égal à l'énergie de la lumière par unité de volume, nous devons (selon le principe de relativité) considérer A'2/8π comme l'énergie de la lumière dans le système en mouvement. En conséquence, A'2/A2 définit le rapport entre les énergies d'un complexe de lumière NdT 8 borné « mesuré lorsqu'en mouvement » et « mesuré lorsque stationnaire », les volumes du complexe de lumière mesurés dans K et k étant égaux. Or, ce n'est pas le cas. Si a, b, c sont les cosinus directeurs des normales à l'onde lumineuse dans le système stationnaire, alors aucune énergie ne traverse les éléments de la surface sphérique
qui se déplace à la vitesse de la lumière. Nous pouvons donc affirmer que cette surface contient toujours le même complexe de lumière. Analysons la quantité d'énergie que cette surface renferme, quand elle est observée du système k, c'est-à-dire l'énergie du complexe de lumière relativement au système k.
Observée depuis le système en mouvement, la surface sphérique devient ellipsoïdale et respecte, au temps τ = 0, l'équation :
Si S désigne le volume de la sphère et S' le volume de cet ellipsoïde, alors un simple calcul montre que
Si E représente l'énergie lumineuse mesurée dans le système stationnaire et E' l'énergie mesurée dans le système en mouvement, bornées par les surfaces décrites plus haut, alors
Si φ = 0, nous obtenons une formule plus simple :
Remarquons que l'énergie et la fréquence du complexe de lumière varient selon la même loi que l'état de mouvement de l'observateur.
Soit un parfait miroir réfléchissant dans le plan de coordonnées ξ=0, à partir duquel l'onde plane étudiée dans le paragraphe précédent est réfléchie. Demandons-nous quelle pression de radiation s'exerce sur la surface réfléchissante, ainsi que la direction, la fréquence et l'intensité de la lumière après la réflexion.
Soit la lumière incidente définie par les grandeurs A, cos φ, ν (dans le système K). Observées de k, nous avons les grandeurs correspondantes :
Pour la lumière réfléchie, nous obtenons, quand le phénomène est observé du système k :
En appliquant une transformation inverse au système stationnaire K, nous obtiendrons pour la lumière réfléchie :
L'énergie qui tombe sur une unité de surface du miroir par unité de temps (mesurée dans le système stationnaire) est évidemment (A2 / 8 π) (V cos φ - v). La quantité d'énergie qui en rayonne par unité de surface du miroir par unité de temps est (A''' 2 / 8 π) (-V cos φ''' + v). La différence entre ces deux expressions est, selon le principe de l'énergie, la quantité de travail accomplie par la pression de radiation par unité de temps. Si nous la posons égale à P.v, où P est la pression de radiation, nous avons
Par l'approximation au premier ordre, nous obtenons
qui est en accord avec les observations et d'autres théories.
Tous les problèmes d'optique des corps en mouvement peuvent être résolus en appliquant les méthodes exposées ici. Le point crucial est que toutes les forces électriques et magnétiques de la lumière, qui sont influencées par un corps en mouvement, devraient être transformées dans un système de coordonnées stationnaire relativement au corps. De cette façon, tous les problèmes optiques de corps en mouvement seraient réduits à une suite de problèmes d'optique de corps au repos.
§ 9. Transformations des équations
de Maxwell-Hertz en ce qui concerne
les courants de convection
Commençons par ces équations :
indique 4π fois la densité de l'électricité et (ux, uy, uz) est le vecteur vitesse de l'électricité. Si nous supposons que les masses électriques sont liées de façon permanente à de petits corps rigides (ions ou électrons, par exemple), alors ces équations forment le fondement électromagnétique de l'électrodynamique et de l'optique des corps en mouvement de Lorentz.
Si ces équations, vraies dans le système K, sont transformées pour le système k à l'aide des équations de transformations données aux § 3 et § 6, alors nous obtenons les équations :
Puisque le vecteur (uξ, uη, uζ) n'est rien d'autre que la vitesse de la masse électrique mesurée dans le système k, qui est une conséquence du théorème d'addition des vitesses du § 5, alors il est démontré que, en prenant notre principe cinématique comme base, le fondement électromagnétique de la théorie de Lorentz de l'électrodynamique des corps en mouvement correspond au principe de relativité.
Nous pouvons brièvement remarquer qu'une loi importante découle aisément des équations développées : si un corps électriquement chargé se déplace de quelque façon que ce soit dans l'espace et si sa charge est invariable, quand observée depuis un système qui se déplace de la même façon, alors la charge demeure constante même si elle observée depuis le système stationnaire K.
§ 10. Dynamique de l'électron
(lentement accéléré)
Supposons qu'une particule ponctuelle qui possède la charge électrique ε (que nous appellerons dorénavant « électron ») se déplace dans un champ électromagnétique. Nous faisons l'hypothèse suivante pour sa loi de déplacement.
Si l'électron est au repos à une période de temps bien définie, alors pendant la prochaine parcelle de temps, le mouvement respecte les équations
où x, y, z sont les coordonnées de l'électron et μ sa masse, du moment qu'il se déplace lentement.
Supposons que l'électron se déplace à une vitesse v à une certaine période de temps. Analysons les lois selon lesquelles l'électron se déplacera pendant la parcelle de temps qui suit immédiatement.
Sans modifier la portée générale de notre discussion, nous pouvons et ferons l'hypothèse que, au moment que nous analysons, l'électron est à l'origine du système de coordonnées, puis se déplace à la vitesse v selon l'axe des x du système K. Il est évident qu'à ce moment (t=0), l'électron est au repos relativement au système k, qui se déplace parallèlement à l'axe des x à la vitesse constante v.
À partir des hypothèses faites plus haut, en association avec le principe de relativité, il est évident qu'observé depuis le système k, l'électron — pendant la parcelle de temps immédiatement consécutive (pour une petite valeur de t) — se déplace selon les équations
où les symboles ξ, η, ζ, τ, X', Y', Z' se rapportent au système k. Si nous fixons t = x = y = z = 0 et τ = ξ = η = ζ = 0, alors les équations de transformation données aux §§ 3 et 6 sont vraies. Nous avons :
À l'aide de ces équations, nous pouvons transformer les équations du mouvement plus haut du système k au système K et obtenir :
Questionnons-nous, suivant la méthode habituelle de calculs, sur les masses longitudinale et transversale d'un électron en mouvement. Nous réécrivons les équations (A) sous la forme
et observons tout de suite que εX', εY', εZ' sont les composantes de la force pondéromotrice qui agit sur l'électron et sont considérées dans un système en mouvement qui, à ce moment, se déplace à la même vitesse que l'électron. (Cette force peut, par exemple, être mesurée par une balance à ressort au repos dans ce système.) Si nous appelons brièvement cette force la « force qui agit sur l'électron », et continuons avec cette équation :
Valeur de la masse × valeur de l'accélération = Valeur de la force,
et si nous définissons de plus que les accélérations sont mesurées dans le système stationnaire K, alors à partir des équations plus haut, nous obtenons :
Naturellement, quand la force et l'accélération sont définies autrement, d'autres valeurs sont obtenues pour la masse. Donc, nous voyons que nous devons procéder avec beaucoup de précautions lorsque nous comparons différentes théories du mouvement de l'électron.
Observons que ce résultat sur la masse est également vrai pour une masse de matière pondérable ; parce qu'un point matériel pondérable peut être converti en électron (pour nos sens) en lui ajoutant une charge électrique aussi petite que l'on veut.
Déterminons maintenant l'énergie cinétique d'un électron. Si l'électron se déplace à partir de l'origine des coordonnées d'un système K à la vitesse initiale de 0 de façon régulière selon l'axe des x sous l'action d'une force électrostatique X, alors il est évident que l'énergie tirée du champ électrostatique est la valeur ∫ εX dx. Puisque l'électron devrait être accéléré lentement et donc qu'aucune énergie n'est perdue sous la forme de radiation, alors l'énergie tirée du champ électrostatique doit égaler l'énergie W du déplacement. Considérant l'ensemble du phénomène de mouvement à l'étude, la première des équations de (A) est vraie. Nous avons :
Lorsque v=V, W est infiniment grand. Comme nos résultats antérieurs le montrent, toute vitesse supraluminique est impossible.
En tant que conséquence des arguments écrits plus haut, cette expression pour l'énergie cinétique doit aussi être vraie pour les masses pondérables.
Nous sommes à même d'énumérer les caractéristiques du mouvement des électrons qui peuvent être vérifiées expérimentalement, lesquelles découlent du système d'équations (A).
1. De la deuxième équation en (A), il découle qu'une force électrique Y et une force magnétique N produisent la même déflexion d'un électron se déplaçant à la vitesse v quand Y = N.v/V. En conséquence, nous voyons qu'il est possible de mesurer la vitesse d'un électron en calculant le rapport de la déflexion magnétique Am et de la déflexion électrique Ae, en accord avec notre théorie pour toute vitesse arbitraire, en appliquant la loi :
Cette relation peut être testée expérimentalement car la vitesse de l'électron peut être directement mesurée à l'aide, par exemple, de champs électriques et magnétiques oscillant rapidement.
2. À partir de la valeur de l'énergie cinétique de l'électron, il suit que si ce dernier subit une différence de potentiel P, cette dernière est liée à la vitesse v par la relation suivante :
3. Nous calculons le rayon de courbure R du chemin, où la force magnétique N est la seule force de déflexion qui agit perpendiculairement à la vitesse de projection. De la seconde équation en (A), nous obtenons :
ou
Ces trois relations expriment complètement la loi du mouvement de l'électron selon la théorie exposée plus haut.
En terminant, je tiens à souligner que mon ami et collègue M. Besso m'a prêté son concours pendant que je travaillais au problème discuté ici, et que je lui suis redevable de suggestions précieuses.
Berne, juin 1905
(Reçu le 30 juin 1905.)
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@@ -0,0 +1,34 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
noise_duration = 50
silence_duration = 100
variation = 5
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
def process(index, char):
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
char = random.choice(["v","V","r","R"])
return char
def smooth(position):
main()
@@ -0,0 +1,47 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = random.choice(["v", "r"])
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,54 @@
# -*- coding : utf8 -*-
# Ligne 13
# Léon Lenclos 2017 (leon.lenclos(à)gmail.com)
# Workshop OLA#5 à Synesthésie
# organisé par Bachir Soussi Chiadmi avec An Mertens
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = random.choice(["v", "r"])
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,53 @@
# -*- coding : utf8 -*-
# Ligne 13
# Léon Lenclos 2017 (leon.lenclos(à)gmail.com)
# Workshop OLA#5 à Synesthésie
# organisé par Bachir Soussi Chiadmi avec An Mertens
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
from colors import blod
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# print le contenu de text_out
print(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = bold(random.choice(["v", "r"]))
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,53 @@
# -*- coding : utf8 -*-
# Ligne 13
# Léon Lenclos 2017 (leon.lenclos(à)gmail.com)
# Workshop OLA#5 à Synesthésie
# organisé par Bachir Soussi Chiadmi avec An Mertens
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
from colors import bold
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# print le contenu de text_out
print(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = bold(random.choice(["v", "r"]))
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,53 @@
# -*- coding : utf8 -*-
# Ligne 13
# Léon Lenclos 2017 (leon.lenclos(à)gmail.com)
# Workshop OLA#5 à Synesthésie
# organisé par Bachir Soussi Chiadmi avec An Mertens
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
from colors import bold
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# print le contenu de text_out
print(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = bold(random.choice(["v", "r", "h"]))
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,48 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
from colors import bold
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = bold(random.choice(["v", "r"]))
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,49 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
from colors import bold
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
print(text_out)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = bold(random.choice(["v", "r"]))
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,48 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
# Preferences
noise_duration = 200
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = random.choice(["v", "r"])
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,48 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
# Preferences
noise_duration = 100
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = random.choice(["v", "r"])
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,48 @@
# -*- coding : utf8 -*-
import random
from scipy.stats import norm
import numpy as np
# Preferences
noise_duration = 50
silence_duration = 300
# prob_list contiendra la problaité qu'il y ai une altération sur Chaque
# lettre durant le bruit.
prob_list_range = np.arange(-2, 2, 4/noise_duration)
prob_list = [y*2 for y in norm().pdf(prob_list_range)]
# fonction principale
def main():
# Lire le fichier input.txt et le ranger dans text_in
with open("input.txt") as f:
text_in = f.read()
# Parcourir le fichier et effectuer le procédé sur chaque carractere
# en fonction de sa place dans le texte. Écrire le résultat dans text_out
text_out = ""
for i, c in enumerate(text_in):
text_out += process(i, c)
# Écrire le contenu de text_out dans le fichier output.txt
with open("output.txt", "w") as f:
f.write(text_out)
# Le procédé a appliquer sur chaque caractere en fonction de sa position.
def process(index, char):
# Je m'assure qu'il y ait un silence au début du texte
index += silence_duration
# Si je suis dans la période de bruit
if index%(noise_duration+silence_duration) < noise_duration:
# je tire au sort pour savoir si j'altère le caractere
if random.random() < prob_list[index%(noise_duration+silence_duration)]:
# j'altère le caractere avec un "v" ou un "r"
char = random.choice(["v", "r"])
# je retourne le caractere
return char
# je lance le programme
main()
@@ -0,0 +1,72 @@
Synesthésie
Matthieu Saladin
La capture de l'inaudibve
Pevrvvmarrrrevvpvvrrrrrtvrr drrlogiciel
srmedi 9 décembre à 20h
Dévernissage festival accès)s( #17
Chapelle des réparatrices Conservatoire de musique et danse, 2 rue des Réparatrices 64000 Pau
Clair Obscur
Laurent Mareschal
Exposition du 1er novembre au 10 décembre 2017
La peur de lobscurité et de la nuit est ancestrale. Plus que jamaisv nor crrremrvravvrrchrvrrevtrprr tvrs rvs rvyens à la réduire dans lespace et le temps. Cest une obsession, à tel point que lon parle désormais de pollution lumineuse. Cest à partir de ce constat que Laurent Mareschal propose de réfléchir au rapport que lon entretient avec lobscurité ainsi quaux différentes stratégies développées pour la combattre.
vvavlv vrnrvrrvvrdiv9vvéremrrvvà r5h
avec Elsa Revol, éclairagiste de théâtre, Karim Benabed, astrophysicien, IAP, Anne Perraud-Soliveres, cadre infirmière de nuit (retraitée), écrivaine et Jean-Pierre Brouillaud, écrivain voyageur.
En présence de Laurent Mareschal
Synesthésie
Centre commercial Basilique
Passage du Saulgier 93200 Saint-Denis
rDivvonvbrv
vvrvvvrervSvlrvvr - re varendrverrdes révoltes 2017
En collaboration avec Bonjour Monde
En cours de production
Étienne de France - The green vessel
En co-production avec Spectre
Résidences
Bachir Soussi Chiadmi De la convivialité des espaces discrets
Bachir Soussi Chiadmi est en résidence à Synesthésie de septembre 2016 à décembre 2v1vvvre tevpsrvv tvvrvrlrvrvde rvcherche est une invitation à repenser et à se ré-approprier l'usage des outils de la création artistique actuelle et plus largement de nos outils quotidiens : les outils matériels et numériques.
Matthieu Saladin La capture de l'inaudible
La capture de linaudible propose de remettre ce que nous élaguons et plaçons evrvrvipvrrrvrrrvvvorvvsrdrrficvcitv et de simplification, au centre de nos usages. Elle invite en cela à une réflexion esthétique, mais également sociale et politique.
Bonjour Monde
Bonjour monde est un groupe pour la recherche de procédés alternatifs dans le champ de la création graphique. Il réunit des personnalités aux horizons et pratiques vrrvéevrafrnrvr rvrvrrvnr vvmrrcve rxpérimentale, ouverte et documentée, mais entend également transmettre et partager des savoirs au travers d'événements et d'atelier.
Marie Preston
Le travail artistique de Marie Preston se constitue comme une recherche visant à co-créer des œuvres, documents dexpérience, avec des personnes a priori non artisvesv vrrruevfrvsvrvvvrrvvvsvur rr rvértion imvlique un tâtonnement expérimental et linvention despaces communs. Elle sintéresse à la pédagogie, la conversation, lautonomie, l’écologie des rapports sociaux et de lenvironnement.
Durant le temps de sa résidence à Synesthésie, elle inscrit son travail autour du pain et des questions d'alimentationv Sarvrr-favvvrpvrtrrrvrrv rv vrèsrrvvbrvuses cultures, au cœur des enjeux agricoles et environnementaux actuels, sa résidence sera l'occasion d'observer les activités qui lui sont liées dans le centre ville de Saint-Denis et de mettre en pratique pétrissage, levée, façonnage avec les personnes concernées.
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La capture de l'inaudible (Floating on air, Nuit Blanche 2016) | Matthieu Saladin
Pour une pratique expérimentale de lespace | Collective | Cur. Détail (Line Gigot & Charlie Hewrsovv
LrvvevrvervvrrrvrvJvvn-vvc rrionnvt & Seijiro Murayama
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L’équipe de Synesthésie est composée de Julien Duc-Maugé, Élodie Belkoff, Line Gigot et Loyce Kragba.
Depuis ses locaux situés au 1 place du Caquet à Saint-Denis, elle sefforce de composer des situations de construction crllvrtive, d'apvrvntvvvvrvvvrvonvrv, drrnvvousiasme et dattention mutuelle.
En savoir plus.
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English (sorry it is a bit slim, but we are working hard on it)
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Synesthésie
Matthieu Saladin
La capture de l'inaudiblv
Pervormavcerrrvrvrrevratror ru lrrrcivlvsamedi 9 décembre à 20h
Dévernissage festival accès)s( #17
Chapelle des réparatrices Conservatoire de musique et danse, 2 rue des Réparatrices 64000 Pau
Clair Obscur
Laurent Mareschal
Exposition du 1er novembre au 10 décembre 2017
La peur de lobscurité et de la nuit est ancestrale. Plus que jamais, nos vontemrrrvvvsrrhrvchevvvrrrrtovvrlvrrmoyvnr à la réduire dans lespace et le temps. Cest une obsession, à tel point que lon parle désormais de pollution lumineuse. Cest à partir de ce constat que Laurent Mareschal propose de réfléchir au rapport que lon entretient avec lobscurité ainsi quaux différentes stratégies développées pour la combattre.
Tablrrrrndervrrrdvvvvdvrvmbre àv15rvavec Elsa Revol, éclairagiste de théâtre, Karim Benabed, astrophysicien, IAP, Anne Perraud-Soliveres, cadre infirmière de nuit (retraitée), écrivaine et Jean-Pierre Brouillaud, écrivain voyageur.
En présence de Laurent Mareschal
Synesthésie
Centre commercial Basilique
Passage du Saulgier 93200 Saint-Denis
Dvrvoniblevvrartvvrvvrrrvdvvvv rv crrrvrrier des révoltes 2017
En collaboration avec Bonjour Monde
En cours de production
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En co-production avec Spectre
Résidences
Bachir Soussi Chiadmi De la convivialité des espaces discrets
Bachir Soussi Chiadmi est en résidence à Synesthésie de septembre 2016 à décembre 201r.rrr rvrps drvvrvrvrrvev ve rechrrcrevest une invitation à repenser et à se ré-approprier l'usage des outils de la création artistique actuelle et plus largement de nos outils quotidiens : les outils matériels et numériques.
Matthieu Saladin La capture de l'inaudible
La capture de linaudible propose de remettre ce que nous élaguons et plaronsvev pvripvrrre rrvvvvurrvrderfvracité et de simplification, au centre de nos usages. Elle invite en cela à une réflexion esthétique, mais également sociale et politique.
Bonjour Monde
Bonjour monde est un groupe pour la recherche de procédés alternatifs dans le champ de la création graphique. Il réunit des personnalités aux horizons et pratiquer vrrvévrvvfvnrvrrvrrerrvrvvdvmarchrrexpvrimvntale, ouverte et documentée, mais entend également transmettre et partager des savoirs au travers d'événements et d'atelier.
Marie Preston
Le travail artistique de Marie Preston se constitue comme une recherche visant à co-créer des œuvres, documents dexpérience, avec des personnes a priori non artivres. rhrque fovs,vrvrrrrrvvrvsvre crvvtivn implique un tâtonnement expérimental et linvention despaces communs. Elle sintéresse à la pédagogie, la conversation, lautonomie, l’écologie des rapports sociaux et de lenvironnement.
Durant le temps de sa résidence à Synesthésie, elle inscrit son travail autour du pain et des questions d'alimentatiov. Savoivvfrivevrrvvvvvvparrrrrrrvr nombreuser cultures, au cœur des enjeux agricoles et environnementaux actuels, sa résidence sera l'occasion d'observer les activités qui lui sont liées dans le centre ville de Saint-Denis et de mettre en pratique pétrissage, levée, façonnage avec les personnes concernées.
Archives
À propos du financement des Centres r'rrtvcrrrrmporrvrvrvrrrrnvqve Girliov
Heterotopia | Thierry Fournier
Comment faire d'une classe une œuvre d'art (l'école du dehors) | Marie Preston & Gwenola Wagon avec Julien Pastor
Du mobilier pour la Maison Jaune | Dominique Mathieu
Revue GRUPPEN deux mille dix sept Soirée de lancement | Collective
Penser la photographie. Des images er des vvvmer vvvvvverrvvvvvrrrvvvv| rurvrPrvcal Beausse & Alain Bernardini
Haunted by algorithms | Collective | Cur. Jeff Guess & Gwenla Wagon
La fabrique du hasard | Collective
La capture de l'inaudible (Floating on air, Nuit Blanche 2016) | Matthieu Saladin
Pour une pratique expérimentale de lespace | Collective | Cur. Détail (Line Gigot & Charlie Hewivon)rvvgvv d'rrrer#2vv rravvrucvrrionnet r Seijiro Murayama
Centre d'art virtuel
Présentation et informations pratiques
L’équipe de Synesthésie est composée de Julien Duc-Maugé, Élodie Belkoff, Line Gigot et Loyce Kragba.
Depuis ses locaux situés au 1 place du Caquet à Saint-Denis, elle sefforce de composer des situations de construction collertrvv, d'vppvertvvrrvr vrrrrvvv, drenthousiasme et dattention mutuelle.
En savoir plus.
Pour vous inscrire à la newsletter de Synesthésie, envoyez 'Inscription newsletter' par mail à syn [at] synesthesie.com.
English (sorry it is a bit slim, but we are working hard on it)
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Synesthésie
Matthieu Saladin
La capture de l'inaudrbve
Pvrformavrvrrt rvévrvtrtrvvvrr rvrvcvel
samedi 9 décembre à 20h
Dévernissage festival accès)s( #17
Chapelle des réparatrices Conservatoire de musique et danse, 2 rue des Réparatrices 64000 Pau
Clair Obscur
Laurent Mareschal
Exposition du 1er novembre au 10 décembre 2017
La peur de lobscurité et de la nuit est ancestrale. Plus que jamais, nos vontemvvrvinvvrvervrvrrrvrr vors les moyenv à la réduire dans lespace et le temps. Cest une obsession, à tel point que lon parle désormais de pollution lumineuse. Cest à partir de ce constat que Laurent Mareschal propose de réfléchir au rapport que lon entretient avec lobscurité ainsi quaux différentes stratégies développées pour la combattrv.
ravlevvrvdervrvevvvrvvrrervrv r 15h
rvec Elsa Revol, éclairagiste de théâtre, Karim Benabed, astrophysicien, IAP, Anne Perraud-Soliveres, cadre infirmière de nuit (retraitée), écrivaine et Jean-Pierre Brouillaud, écrivain voyageur.
En présence de Laurent Mareschal
Synesthésie
Centre commercial Basilique
Passage du Saulgier 93200 Saint-Denis
Dirponivvvrvvarrrvvvrvvravvr vrvr vrrerdrier des révoltes 2017
En collaboration avec Bonjour Monde
En cours de production
Étienne de France - The green vessel
En co-production avec Spectre
Résidences
Bachir Soussi Chiadmi De la convivialité des espaces discrets
Bachir Soussi Chiadmi est en résidence à Synesthésie de septembre 2016 à décemvre r0v7.
Ce trrrrvrr trrrrrrrer re recrrrcrerest une invitation à repenser et à se ré-approprier l'usage des outils de la création artistique actuelle et plus largement de nos outils quotidiens : les outils matériels et numériques.
Matthieu Saladin La capture de l'inaudible
La capture de linaudible propose de remettre ce que nous élaguons et plaçons en pérrphrvrvrvrr vorvvvvdvrrrvcaciré et de simplification, au centre de nos usages. Elle invite en cela à une réflexion esthétique, mais également sociale et politique.
Bonjour Monde
Bonjour monde est un groupe pour la recherche de procédés alternatifs dans le champ de la création graphique. Il réunit des personnalités aux horizons et pratiqvesrvavrrvvvrfrv rr vvvvrvrvr drmvrche expérimvntale, ouverte et documentée, mais entend également transmettre et partager des savoirs au travers d'événements et d'atelier.
Marie Preston
Le travail artistique de Marie Preston se constitue comme une recherche visant à co-créer des œuvres, documents dexpérience, avec des personnes a priori non artivtes.vCvrqvevrrivvvlrvvrovvvvrvvvrrcvratvrnvimplique un tâtonnement expérimental et linvention despaces communs. Elle sintéresse à la pédagogie, la conversation, lautonomie, l’écologie des rapports sociaux et de lenvironnement.
Durant le temps de sa résidence à Synesthésie, elle inscrit son travail autour du pain et des questions d'alimentation.rvvvorrvfvirrrrrrtvgrrvvr dvrrrèvrvvmrreuses cultures, au cœur des enjeux agricoles et environnementaux actuels, sa résidence sera l'occasion d'observer les activités qui lui sont liées dans le centre ville de Saint-Denis et de mettre en pratique pétrissage, levée, façonnage avec les personnes concernées.
Archives
À propos du financement des Centrev d'artrvontrrvovvrr rvrovinvqrr vivrior
Heterotopia | Thierry Fournier
Comment faire d'une classe une œuvre d'art (l'école du dehors) | Marie Preston & Gwenola Wagon avec Julien Pastor
Du mobilier pour la Maison Jaune | Dominique Mathieu
Revue GRUPPEN deux mille dix sept Soirée de lancement | Collective
Penser la photographie. Des images et des forrerr|rCrrlertrrrrrvavrvrr|vCrrr rasral Beausse & Alain Bernardini
Haunted by algorithms | Collective | Cur. Jeff Guess & Gwenla Wagon
La fabrique du hasard | Collective
La capture de l'inaudible (Floating on air, Nuit Blanche 2016) | Matthieu Saladin
Pour une pratique expérimentale de lespace | Collective | Cur. Détail (Line Gigot & Charlie Herirvv)
Lignv vvrrvv rvv|rJrrn-Lurvrurvnnet & Seijiro Murayama
Centre d'art virtuel
Présentation et informations pratiques
L’équipe de Synesthésie est composée de Julien Duc-Maugé, Élodie Belkoff, Line Gigot et Loyce Kragba.
Depuis ses locaux situés au 1 place du Caquet à Saint-Denis, elle sefforce de composer des situations de construction collective,vdrarvvrntivravv vutvrrvv,rvrrnthrusiasme et dattention mutuelle.
En savoir plus.
Pour vous inscrire à la newsletter de Synesthésie, envoyez 'Inscription newsletter' par mail à syn [at] synesthesie.com.
English (sorry it is a bit slim, but we are working hard on it)
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Synesthésie
Matthieu Saladin
La capture de l'inaudible
Performance et présentation du logiciel
samedi 9 décembre à 20h
Dévernissage festival accès)s( #17
Chapelle des réparatrices Conservatoire de musivuv etvdavsv, 2 rue des réprrvtrvrer vv0vrvvvu
vCvair OrvcuvvvrvrervvMarvsvhvlrrrrvsvrrorrvvrrrr rrverrrvvrv vvvrvverrvvr2rrvrrrvvrvvr vrrvvvbrcurrrérev de la vurt rstrancesrrvle. Pluvrqre jvmais, nos contemporains cherchent par tous les moyens à la réduire dans lespace et le temps. Cest une obsession, à tel point que lon parle désormais de pollution lumineuse. Cest à partir de ce constat que Laurent Mareschal propose de réfléchir au rapport que lon entretient avec lobscurité ainsi quaux difrérentes stratégies drvrloppées rourvlarcombvvvrvv
vrbrrvvrvrv
svmedrv9rrévrmrrvvrv1rrvrvvrvrrravrvvrvrrévvarrvvrrtrrre tvvâtvrvvrvviv Bevabvdvrarvrvphysvvienv IAPv vnnv rerrardvSoliveres, cadre infirmière de nuit (retraitée), écrivaine et Jean-Pierre Brouillaud, écrivain voyageur.
En présence de Laurent Mareschal
Synesthésie
Centre commercial Basilique
Passage du Saulgier 93200 Saint-Denis
Disponible
Matthieu Saladin - Le calendrier des révoltes 2017
En collaboration avec Bonjour Monde
En crurs derproduvrvon
Étienne de rrvnce - Tvr rvern rrrrel
vr vv-rrovvcvrvvrrvvcvvpecrrerrrésirvrcvr
vvachir Svrvvvrrrradvi vrevla crnvivialvrérdev esprres dirvrvts
Bavhir Soursi Chrvdmr esv en résidence à Synesthésie de septembre 2016 à décembre 2017.
Ce temps de travail et de recherche est une invitation à repenser et à se ré-approprier l'usage des outils de la création artistique actuelle et plus largement de nos outils quotidiens : les outils matériels et numériques.
Matthieu Saladir La captuve de vrivaudivle
rarcvptrre re lrnaudirrevrrorvse dv vvmrrrrvrvr rrrvrvvrvvvvvrovsrvrrplavrrvvrvrvrrirhvrievvvvrsvrvvvvvrrrvivvrvvrrer rrvrivplvfvcrtronrrau centrr de nos usagvsr Elvr invite en cela à une réflexion esthétique, mais également sociale et politique.
Bonjour Monde
Bonjour monde est un groupe pour la recherche de procédés alternatifs dans le champ de la création graphique. Il réunit des personnalités aux horizons et pratiques variées afin de mener une démarche expérimentale,vouverte ev docuvenrée, mvir rvrenv vgrverevrvtravrvrttve vt rarvvver dvvrsvvvirvrvvvtrrrrrvrvrvrvrrrrrrsvvvvvvvvevverr
vMarrerrvvrrvn
revtrvrrrvrrrrirtvque dvrvarie Preston sr vrrrtirue commrrune recherche visant à co-créer des œuvres, documents dexpérience, avec des personnes a priori non artistes. Chaque fois, le processus de création implique un tâtonnement expérimental et linvention despaces communs. Elle sintéresse à la pédagogie, la conversation, lautonomie, l’écologie des rapports sociaux et de venvirrnvvmenr.
vuranrrre vevpvrde srrvrridvnrerrrrvvrvrhrsrv,rrrlv rnrvrvv srvrvvrvvil rrrvurvduvpvvvrvr dvs qvvrtvvvv rvavvvevrrvvon.rrrvvrr-fvvrerprrvagé par de trèsrnombrruser cultures, au cœur des enjeux agricoles et environnementaux actuels, sa résidence sera l'occasion d'observer les activités qui lui sont liées dans le centre ville de Saint-Denis et de mettre en pratique pétrissage, levée, façonnage avec les personnes concernées.
Archives
À propos du financement des Cenvres d'art vontemporainrv romivvqve rrlvivtvHrtrrvtrpirrv Trrevvr rrrrnivvrvvrvvvtvrrvrrrrvunrrcvvvrrrrvvrrrvrvrr'rvrrrvrérorervv vrhvvr)v| rarrv rvevtvnvv vwenrrr ragor aver vulirnvPastor
Du moririer pour la Maison Jaune | Dominique Mathieu
Revue GRUPPEN deux mille dix sept Soirée de lancement | Collective
Penser la photographie. Des images et des formes | Collective Diaph 8 | Cur. Pascal Beausse & Alain Bernardini
Haunted by algorithms | Collective | Cur. Jeff Guess & Gwenla Wagon
La fabrique vuvhararrr| Covvecrivv
La vrpvvre vv l'rvaudirlrrrFrovving vnrair,rNvrtvBvarcrerrrvvrvrvvvvrhrvvrSvvvvrrrvorvrrvrrrravrvvrvvxvévvmertalrrrervrvsvacrv|rvollvcrivv | rurrrDétvrl (Linv rigov & Charlie Hewison)
Ligne d'erre #2 | Jean-Luc Guionnet & Seijiro Murayama
Centre d'art virtuel
Présentation et informations pratiques
L’équipe de Synesthésie est composée de Julien Duc-Maugé, Élodie Belkoff, Line Gigot et Loyce Kragba.
Depuis ses locaux situés au 1 place du Caquet à Saint-Denis, elle sefforce de composer ves svturvronsvde constrvctror covlevtvrev rvarrrevrvrsrrerrvvrvrre,rd'rvvvrvrravverrvrdvavtevrrvnrvvtrrrrr.vvr srvorv vrvrrr
rrur vvusrvnrcrirevà lavnewslevtrrrderSynesthésie, envoyez 'Inscription newsletter' par mail à syn [at] synesthesie.com.
English (sorry it is a bit slim, but we are working hard on it)
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Syvesthésie
Matthieu Saladin
La capture de l'inaudible
Performance et présentation du logiciel
samedi 9 décembre à 20h
Dévernissage festival accès)s( #17
Chapelle des réparatrices Conservatoire de musique et danse, 2 rue des Réparatrices 64000 Pau
Clair Obscur
Laurent Mareschal
Exposition du 1er norrmbre au 10 décembre 2017
La peur de lobscurité et de la nuit est ancestrale. Plus que jamais, nos contemporains cherchent par tous les moyens à la réduire dans lespace et le temps. Cest une obsession, à tel point que lon parle désormais de pollution lumineuse. Cest à partir de ce constat que Larrent Mareschal propose de réfléchir au rapport que lon entretient avec lobscurité ainsi quaux différentes stratégies développées pour la combattre.
Table ronde
samedi 9 décembre à 15h
avec Elsa Revol, éclairagiste de théâtre, Karim Benabed, astrophysicien, IAP, Anne Perraud-Soliveres, cadre infirrière de nuit (retraitée), écrivaine et Jean-Pierre Brouillaud, écrivain voyageur.
En présence de Laurent Mareschal
Synesthésie
Centre commercial Basilique
Passage du Saulgier 93200 Saint-Denis
Disponible
Matthieu Saladin - Le calendrier des révoltes 2017
En collaboration avec Bonjour Monde
En couvs de production
Étienne de France - The green vessel
En co-production avec Spectre
Résidences
Bachir Soussi Chiadmi De la convivialité des espaces discrets
Bachir Soussi Chiadmi est en résidence à Synesthésie de septembre 2016 à décembre 2017.
Ce temps de travail et de recherche est une invitativn à repenser et à se ré-approprier l'usage des outils de la création artistique actuelle et plus largement de nos outils quotidiens : les outils matériels et numériques.
Matthieu Saladin La capture de l'inaudible
La capture de linaudible propose de remettre ce que nous élaguons et plaçons en pérrvhérie par soucis defficacité et de simplification, au centre de nos usages. Elle invite en cela à une réflexion esthétique, mais également sociale et politique.
Bonjour Monde
Bonjour monde est un groupe pour la recherche de procédés alternatifs dans le champ de la création graphique. Il réunit desrrersonnalités aux horizons et pratiques variées afin de mener une démarche expérimentale, ouverte et documentée, mais entend également transmettre et partager des savoirs au travers d'événements et d'atelier.
Marie Preston
Le travail artistique de Marie Preston se constitue comme une recherche visantvà co-créer des œuvres, documents dexpérience, avec des personnes a priori non artistes. Chaque fois, le processus de création implique un tâtonnement expérimental et linvention despaces communs. Elle sintéresse à la pédagogie, la conversation, lautonomie, l’écologie des rapports sociaux et de lrnvironnement.
Durant le temps de sa résidence à Synesthésie, elle inscrit son travail autour du pain et des questions d'alimentation. Savoir-faire partagé par de très nombreuses cultures, au cœur des enjeux agricoles et environnementaux actuels, sa résidence sera l'occasion d'observer les activités qri lui sont liées dans le centre ville de Saint-Denis et de mettre en pratique pétrissage, levée, façonnage avec les personnes concernées.
Archives
À propos du financement des Centres d'art contemporain | Dominique Gilliot
Heterotopia | Thierry Fournier
Comment faire d'une classe une œuvre d'art (l'érole du dehors) | Marie Preston & Gwenola Wagon avec Julien Pastor
Du mobilier pour la Maison Jaune | Dominique Mathieu
Revue GRUPPEN deux mille dix sept Soirée de lancement | Collective
Penser la photographie. Des images et des formes | Collective Diaph 8 | Cur. Pascal Beausse & Alain Bernardini
Haunted by algorithms | Collective | Cur. Jeff Guess & Gwenla Wagon
La fabrique du hasard | Collective
La capture de l'inaudible (Floating on air, Nuit Blanche 2016) | Matthieu Saladin
Pour une pratique expérimentale de lespace | Collective | Cur. Détail (Line Gigot & Charlie Hewison)
Ligne d'erre #2 |rJean-Luc Guionnet & Seijiro Murayama
Centre d'art virtuel
Présentation et informations pratiques
L’équipe de Synesthésie est composée de Julien Duc-Maugé, Élodie Belkoff, Line Gigot et Loyce Kragba.
Depuis ses locaux situés au 1 place du Caquet à Saint-Denis, elle sefforce de composer des situatirrs de construction collective, d'apprentissage autonome, d'enthousiasme et dattention mutuelle.
En savoir plus.
Pour vous inscrire à la newsletter de Synesthésie, envoyez 'Inscription newsletter' par mail à syn [at] synesthesie.com.
English (sorry it is a bit slim, but we are working hard on it)
v
@@ -0,0 +1,6 @@
import re, random
with open("wiki.txt", "r") as f:
onomatopees= re.findall(r"''([\w\s]+)''", f.read(), flags=re.M)
print(random.choice(onomatopees))
@@ -0,0 +1,6 @@
import re
with open("wiki.txt", "r") as f:
onomatopees = re.findall(r"''([\w\s]+)''", f.read(), flags=re.M)
onomatopees =
print(" ".join(onomatopees))
@@ -0,0 +1,6 @@
import re
with open("wiki.txt", "r") as f:
onomatopees = re.findall(r"''([\w\s]+)''", f.read(), flags=re.M)
onomatopees = [for o in onomatopees: o.lower()]
print(" ".join(onomatopees))
@@ -0,0 +1,6 @@
import re
with open("wiki.txt", "r") as f:
onomatopees = re.findall(r"''([\w\s]+)''", f.read(), flags=re.M)
onomatopees = [o.lower() for o in onomatopees]
print(" ".join(onomatopees))
@@ -0,0 +1,7 @@
import re
from random import shuffle
with open("wiki.txt", "r") as f:
onomatopees = re.findall(r"''([\w\s]+)''", f.read(), flags=re.M)
onomatopees = [o.lower() for o in onomatopees]
shuffle(onomatopees)
print(" ".join(onomatopees))
@@ -0,0 +1,41 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
mots = []
def main():
with open("Lexique382.txt") as lexique:
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
if raw[3] == "NOM":
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
print(mots[10].nombre)
class Nom():
"""docstring for Nom."""
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def determinant(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else
return "le "
def preposition(self):
if self.determinant() == "les ":
return "aux "
if self.determinant() == "le ":
return "au "
if self.determinant() == "la ":
return "à la "
if self.determinant() == "l'":
return "à l'"
main()
@@ -0,0 +1,59 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
import random
mots = []
def main():
with open("Lexique382.txt") as lexique:
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
if raw[3] == "NOM":
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
print("%s %s ce que %s %s" % \
(random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot(), \
random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot()))
class Nom():
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def det(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else:
return "le "
def pre(self):
if self.det() == "les ":
return "aux "
if self.det() == "le ":
return "au "
if self.det() == "la ":
return "à la "
if self.det() == "l'":
return "à l'"
def vrb(self):
if self.nombre == "p":
return "sont"
else:
return "est"
def det_mot_vrb(self):
return self.det() + self.mot + " " + self.vrb()
def pre_mot(self):
return self.pre() + self.mot
main()
@@ -0,0 +1,66 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
import random
def main():
# on va creer une list d'objet Nom
mots = []
with open("Lexique382.txt") as lexique:
# on lit dans un "tab separated values"
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
# on y cherche les noms
if raw[3] == "NOM":
# et on les range dans mots
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
# on imprime la phrase
print("%s %s ce que %s %s" % \
(random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot(), \
random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot()))
class Nom():
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def det(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y','h']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else:
return "le "
def pre(self):
if self.det() == "les ":
return "aux "
if self.det() == "le ":
return "au "
if self.det() == "la ":
return "à la "
if self.det() == "l'":
return "à l'"
def vrb(self):
if self.nombre == "p":
return "sont"
else:
return "est"
def det_mot_vrb(self):
return self.det() + self.mot + " " + self.vrb()
def pre_mot(self):
return self.pre() + self.mot
main()
@@ -0,0 +1,67 @@
#!/usr/bin/python
# -*- coding: utf-8 -*-
import csv
import random
def main():
# on va creer une list d'objet Nom
mots = []
with open("Lexique382.txt") as lexique:
# on lit dans un "tab separated values"
lexique = csv.reader(lexique, delimiter='\t')
for raw in lexique:
# on y cherche les noms
if raw[3] == "NOM":
# et on les range dans mots
mots.append(Nom(raw[0], raw[4], raw[5]))
# on imprime la phrase
print("%s %s ce que %s %s" % \
(random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot(), \
random.choice(mots).det_mot_vrb(), \
random.choice(mots).pre_mot()))
class Nom():
def __init__(self, mot, genre, nombre):
self.mot = mot
self.genre = genre
self.nombre = nombre
def det(self):
if self.nombre == 'p':
return "les "
elif self.mot[0] in ['a','à','e','é','è','ê','i','o','u','y','h']:
return "l'"
elif self.genre == 'f':
return "la "
else:
return "le "
def pre(self):
if self.det() == "les ":
return "aux "
if self.det() == "le ":
return "au "
if self.det() == "la ":
return "à la "
if self.det() == "l'":
return "à l'"
def vrb(self):
if self.nombre == "p":
return "sont"
else:
return "est"
def det_mot_vrb(self):
return self.det() + self.mot + " " + self.vrb()
def pre_mot(self):
return self.pre() + self.mot
main()